











La prudence ne prévient pas tous les malheurs, mais le défaut de prudence ne manque jamais de les attirer. ” Ce proverbe espagnol résume d’une certaine manière la situation actuelle des SSII, prudentes et attentistes. Elles reconnaissent toutes que la crise que nous traversons est plus structurelle que celle qu’a connue le secteur informatique en 2001. Et semblent pour l’instant tirer les leçons du passé en réfléchissant à des alternatives différentes concernant la gestion de leurs ressources humaines. Pas de dégraissages massifs à l’horizon : les précédentes stratégies leur ont coûté trop cher au moment de la reprise. Il a fallu jouer de la surenchère salariale, reformer toute une génération d’ingénieurs et leur redonner des repères en matière de culture d’entreprises. Et si certaines SSII se sont déjà lancées dans des plans de restructuration, tandis que d’autres, plus nombreuses, gèlent leurs embauches,toutes se retrouvent au moins sur un point : l’employabilité de leurs collaborateurs. “ Pourquoi ne pas profiter de cette période pour mettre en place des périodes de professionnalisation et profiter des financements de formation pour développer la qualification des salariés et accroître la compétitivité de l’entreprise ”, prêche Mathias Boton, président de l’organisme Fafiec (lire p. 8). Le moment n’est-il pas venu de prendre le temps de former les équipes projets aux métiers de leurs clients ? Ces compétences seront les bienvenues le jour de la relance. Une société de services en ingénierie va même jusqu’à motiver ses ingénieurs, pourtant en cessation de contrats, à continuer à travailler sur les brevets sur lesquels ils œuvraient chez leurs clients. Ces comportements sont en outre stimulants pour les ingénieurs par rapport à leur évolution de carrière. Il faut se lancer dès maintenant, et profiter du fait que les organismes de financement de formation ont encore des budgets...
* Rédacteur en chef de 01 Informatique
