











Ça y est, c'est fait. Alors que n'importe quel particulier pouvait devenir autoentrepreneur depuis le 1er janvier 2009, les informaticiens ont dû attendre le 18 février dernier pour accéder à ce nouveau statut. La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse (Cipav), à laquelle sont rattachées les professions libérales non réglementées telles que les consultants en informatique, a été enfin rattachée au dispositif. Déclaration en ligne, prélèvement libératoire trimestriel ou mensuel pour les charges sociales indexé sur le chiffre d'affaires (18,3 % pour les prestations)… Le statut est séduisant sur le papier, si ce n'est le plafonnement à 32 k d'euros de chiffre d'affaires pour les activités de services. Ce qui le réserve, a priori, aux indépendants en démarrage d'activité ou aux salariés qui voudraient arrondir leurs fins de mois en effectuant du développement ou de la création de site web… A en juger par l'activité des forums du site auto-entrepreneur.fr, nombre d'informaticiens semblent visiblement intéressés.
“ Ce statut est prévu pour un job d'appoint ou pour débuter une activité à moindre coût. Prenons un développeur. En plus de son travail, il lui est facile d'atteindre le plafond de 32 k d'euros. A 400 euros par jour facturé, cela ne représente que 80 jours d'activité. ”
Commentaire sur Agoravox
“ Pensez-vous que le statut d'informaticien salarié soit mieux ? Avec un bac+4 et dix ans d'expérience, on me propose 2 000 euros brut mensuel à 200 km de chez moi. J'ai bien réfléchi, je veux travailler pour moi. ”
Lu sur les forums d'auto-entrepreneur.fr
“ Le statut d'autoentrepreneur peut conduire à des utilisations perverses ”
“ Il est très tentant, pour un patron, de changer ses salariés en autoentrepreneurs. Il suffit de supprimer l'intermédiaire esclavagiste, la SSII, et de proposer au bon “ employé ” de devenir acteur de sa vie. Vous pouvez faire en sorte qu'il gagne un peu plus et cela vous fera une sacrée économie. Par exemple, un développeur payé 300 euros ht la journée dans une SSII, vous coûte 6 000 euros par mois en moyenne, et lui touche au maximum 3 000 euros. Après qu'il a monté sa société ou est devenu autoentrepreneur, vous le paierez 4 000 euros par mois et économiserez 2 000 euros mensuels, avec la possibilité de rompre le contrat plus facilement qu'un contrat de SSII. Autre idée : vous licenciez vos salariés pour les changer en autoentrepreneurs. Le statut étant compatible avec le chômage, l'ex-employé touche le chômage plus un petit quelque chose en continuant à travailler pour vous. ”
