











Comment concilier valorisation des individus, meilleure répartition des rôles et perspectives d'évolution avec industrialisation, automatisation, réduction des coûts et anticipation des besoins et des contraintes ? La réponse se trouve peut-être dans l'adoption de référentiels de bonnes pratiques de type Cobit, CMMi ou Itil. Associés aux normes de qualité ISO, ils constitueraient, selon les experts, une arme anticrise. Et en dépit de la période troublée, les intentions semblent nombreuses (lire p. 32). En s'appuyant sur ces recommandations, les chefs de projet affichent une démarche cohérente. Ils impliquent le management dans les décisions. Les DSI, éditeurs et SSII confirment leur démarche d'excellence. Et les entreprises renforcent la confiance auprès de leurs clients. Car les certifications qualité, reconnues au niveau international, apportent une légitimité incontestable. De quoi rassurer les directions générales sur la capacité des systèmes d'information (SI) à tenir le choc. Méfiance toutefois. Si l'industrialisation des modes de fonctionnement des SI est une priorité, ces parcours sont loin de la promenade de santé. Les gains immédiats restent difficiles à démontrer. Ces approches marquent en outre un changement culturel important. Il faut formaliser les savoir-faire, valoriser les métiers SI à partir des meilleures pratiques identifiées. Il convient d'impliquer des correspondants dans les autres directions métier de l'entreprise. Mais pour s'unir derrière une stratégie unique et fédératrice, qui mieux que les référentiels ? Cobit comme fil conducteur ; CMMi pour la conduite des développements logiciels ; Itil pour le support aux utilisateurs. Reste à trouver l'homme-orchestre, un consultant expert ou un salarié formé à ces méthodes. Tous les témoignages confirment la nécessité d'un investissement personnel important, mais un bénéfice réel pour soi et pour son employeur. Profitez-en !
