











L'homme le plus puissant du monde garde son joujou. Après deux mois d'une lutte acharnée, Barack Obama a obtenu gain de cause : il conserve son Blackberry. Enfin, un modèle particulier déjà rebaptisé Barackberry. Une touche l'aide à passer des communications chiffrées, tandis que sa liste de contacts sera limitée à quelques noms. Jusqu'alors, les services secrets américains tiquaient sur la solution de RIM, où les mails transitent sur les serveurs du Canadien avant d'arriver sur le terminal. Qui plus est, le Presidential Records Act stipule que la correspondance du Président doit être archivée au sein d'un registre privé. Reste à connaître le modèle retenu. On ne sait pas si Barack Obama sera doté d'un Blackberry chiffré en AES 256 bits ou – comme lui conseillait Microsoft – d'un Sectera Edge sous Windows CE. D'une valeur de 3 350 dollars, ce dernier a été approuvé par la NSA. Quel que soit le smartphone, on lui conseille de ne pas le faire tomber comme il l'avait fait sur le tarmac de l'aéroport de Washington, quelques jours avant son investiture.
“ Un exemple intéressant des “ dérogations ” faites aux VIP au détriment de la sécurité. Barack Obama maîtrise sûrement la confidentialité des informations qu'il va envoyer, mais pas celle qu'il est susceptible de recevoir. ”
Commentaire sur Security Vibes
“ Il faudra que l'on m'explique l'intérêt d'un PDA sécurisé. Le but n'était-il pas, pour Obama, de rester connecté au “ monde réel ” ? Avec un PDA sécurisé, comment ses “ amis ” vont-ils le contacter ? Ils auront tous le même PDA ? ”
Commentaire sur Security Vibes
“ Mon pronostic : succès de l'iPhone dans le monde professionnel ”
“ Le débat qui a agité les Etats-Unis – “ Barack Obama pourra-t-il garder son “ cher ” Blackberry ? ” – a mis sur le devant de la scène la guerre des smartphones. Si le succès de RIM est indéniable, la percée de l'iPhone en entreprise peut légitimement l'inquiéter. […] En 2009, Apple devrait cibler les “ non-consommateurs ” qui souhaitent accéder à leurs courriels et au web sans recourir au service de push mail de Blackberry, aux coûts dissuasifs. Cette démarche astucieuse, qui consiste à équiper d'iPhone les collaborateurs sans Blackberry, devrait rapidement générer de la frustration auprès des dirigeants “ Blackberrisés ”. Ils seront très vexés de constater que leurs collaborateurs sont équipés d'un outil plus valorisant, plus “ cool ”. Ils viendront alors exiger que l'on remplace leur ancien outil par un iPhone, alors qu'ils auraient refusé tout changement qui leur aurait été imposé ! ”
