











“ A Davos, je faisais partie des rares optimistes persuadés que la reprise se manifesterait au dernier trimestre 2009. Une question de feeling. ” De retour du Forum économique, Azim Premji, PDG du groupe indien Wipro, avance sans douter. “ On retrouve le sens des réalités, on se concentre sur les demandes des clients. ” Même les déboires de son concurrent Satyam le font à peine sourciller. “ Ce sont plus les médias que les clients qui se sont inquiétés… ”. A l'entendre, on pourrait presque penser que tout le monde était au courant et attendait juste que l'affaire ne sorte au grand jour. Il tempère toutefois son optimisme : “ Je suis conscient que 70 % des dirigeants politiques et économiques présents à Davos ne voient rien venir avant 2010. ” Alors, que faire en attendant ? Chez Wipro, cela se traduit par le développement d'une activité de conseil, un déploiement plus important sur l'Europe, “ moins touchée par les effets de la crise ”, juge Azim Premji, et par une stratégie de rationalisation des coûts de fonctionnement interne à la société. Chez d'autres fournisseurs informatiques, le couperet s'avère plus tranchant, la restructuration passe forcément par des réductions d'effectifs. Mais chacun des acteurs continue à chercher les ruptures technologiques capables de nous remettre rapidement sur le chemin de la croissance. Des entreprises redoublent d'effort, par exemple pour adapter leurs applications métier à la mobilité (lire p. 30). Avec des résultats immédiats en termes d'amélioration des processus internes, de valorisation de la relation client ou des salariés. D'autres lâchent la bride à leurs ingénieurs les plus innovants (lire p. 26)(*), laissant libre cours à leur feeling.
(*) Cet article constitue le premier volet de notre dossier baptisé “ 01 Technologia ”, qui sera publié le 5 mars. Cette initiative démarrée il y a quatre ans, a pour but de favoriser l'innovation technologique en tant que facteur de croissance pour la France.
