











Après la crise économique, les attentats de Mumbai et le programme protectionniste de Barack Obama, l'industrie IT indienne subit un nouveau fléau avec la chute de Satyam, quatrième SSII du sous-continent. La crise qu'elle traverse est jugée on ne peut plus sérieusement. Nasscom, le Syntec indien, a tenté de diminuer l'importance de la fraude comptable de 1,03 milliard de dollars commise par le cofondateur de Satyam. “ Il s'agit d'un cas isolé ”. “ Notre profession a mis en place des standards les plus élevés en matière de gouvernance et d'éthique. ” Las. “ L'Enron indien ” ne pourra qu'écorner la confiance que les investisseurs étrangers placent dans les SSII indiennes. Or c'est sur cette image de sérieux qu'elles ont bâti leur succès afin de rivaliser avec IBM, Accenture et autres Capgemini. Aujourd'hui, ces derniers sont donnés comme repreneurs potentiels de Satyam. Pour ne pas précipiter la chute de son concurrent, Infosys s'est engagé à ne pas débaucher les 53 000 employés de la SSII, déjà privés de deux mois de salaires.
“ Les grands gagnants de cette faillite pourraient être Accenture et IBM. Implantés en Inde depuis des années, ils peuvent offrir le même rapport compétences/prix… Et ce ne sont pas des sociétés indiennes. ”
Lu sur dealbook.blogs.nytimes.com
“ Avec le fiasco de Satyam, les clients seront plus soupçonneux et examineront les bilans à la loupe. Les projets confiés vont aussi diminuer. Wipro, Infosys ou TCS devront couper dans leurs effectifs. ”
Lu sur dailypakoda.blogspot.com
“ Soit l'industrie indienne est aussi forte qu'elle le prétend et dans ce cas, Satyam sera racheté dès demain dans une large compétition à laquelle prendront part presque toutes les grandes SSII indiennes et occidentales… Soit le mal qui affecte aujourd'hui Satyam a déjà gangrené ses petits camarades. […] Cette crise va nous révéler la vraie puissance de l'industrie IT indienne. Je ne suis absolument pas certain des capacités réelles de Wipro ou d'Infosys dans ce contexte. Seul le groupe de Rathan Tata me paraît fondamentalement plus sérieux. […] Le comportement des majors occidentales face à la crise Satyam sera, lui aussi, riche en enseignements. Car nul doute que la demande des acheteurs est bien là pour basculer le plus possible en offshore. Il n'y a pas que pour l'automobile et la finance que 2009 sera une année charnière. ”
