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Comment transformer des documents en information structurée ? La jeune pousse Noopsis innove dans le domaine de la GED (gestion électronique de documents) avec un procédé d'analyse sémantique du contenu répondant à des besoins particuliers. Par exemple, un système de recherche pratique pour l'entreprise caennaise Sinay, spécialisée dans le domaine de la bioacoustique sous-marine. Cette dernière possède une base documentaire de publications scientifiques et avait besoin de mécanismes pour accéder à ses documents. Grâce au travail de Noopsis, elle pourra, notamment, analyser le son émis par un mammifère sous-marin et savoir dans quel océan il se situe.
“ Les projets que nous menons pour nos clients nécessitent un niveau sémantique poussé ”, explique Frédérik Bilhaut, directeur général et cofondateur de Noopsis. Il y a dix ans, ce jeune entrepreneur débute ses recherches sur les moteurs d'analyse sémantique au Greyc (Groupe de recherches en informatique, image, automatique et instrumentation de Caen). En résulte un outil, utilisé par des laboratoires de recherche dans un cadre expérimental. “ Nous nous sommes ensuite rendu compte que cette plate-forme pouvait avoir des applications industrielles ”, se souvient-il. Depuis sa création en juin 2008, Noopsis a d'ailleurs séduit quatre clients, pour la plupart localisés à Paris, et compte autant de prospects pour 2009.
Baptisé Semiolabs, son logiciel embarque des mécanismes de compréhension automatique des contenus textuels qui fournissent une compréhension totale d'un texte, au lieu de s'arrêter à un groupe de mots. “ Par rapport à une problématique donnée, on modélise tous les aspects linguistiques concernés. On fabrique un ensemble de règles qui composent le modèle linguistique, et qui sont adaptées très finement à une problématique donnée ”, précise Frédérik Bilhaut. Grâce à la multiplication des modèles d'analyse, au-delà des systèmes à base de mots clés ou d'expressions régulières, il est possible d'agir à tous les niveaux linguistiques. A l'aide de grammaires de contrainte ou d'unification, la plate-forme autorise la formalisation de mécanismes linguistiques poussés et facilite la combinaison de règles d'analyse.
Le coût de la licence, une dizaine de milliers d'euros, varie en fonction du dimensionnement de l'application. Selon l'éditeur, un projet type reviendrait, en moyenne, entre 30 000 et 40 000 euros. “ Il ne s'agit pas d'un produit clés en main. C'est l'équivalent d'un progiciel Oracle ou SAP que l'on installe et configure selon chaque problématique ”, précise Frédérik Bilhaut. La start up, qui constate une forte demande dans le domaine de la veille, souhaite maintenant développer une plate-forme de veille autour de son moteur d'analyse sémantique.
Nom : Noopsis.
Date de création : juin 2008.
Domaine : analyse sémantique.
Innovation : compréhension totale d'un texte dans le cadre d'une problématique donnée.
Produit : Semiolabs.
Siège : Caen (14).
Effectif : 4 personnes.
Financement : subventions d'Oséo (40 000 euros) et de la région Basse-Normandie (25 000 euros).
CA 2008 : moins de 100 000 euros.
Frédérik Bilhaut, 31 ans, directeur général et cofondateur. Doctorat en informatique linguistique à l'université de Caen, et attaché au Greyc.
Antoine Widlöcher, 32 ans, directeur R&D et cofondateur. Doctorat en informatique.
Patrice Enjalbert, 58 ans, conseiller scientifique auprès de Noopsis. Professeur en informatique à l'université de Caen.
Philippe Caparroy, 42 ans, ingénieur R&D. Doctorat en méthodes numériques.
















