











Vendredi 16 janvier, à la veille de l'ouverture du MidemNet de Cannes, Sony Music a emboîté le pas d'Universal en annonçant la suppression des “ mesures anti-copie ” (DRM) sur son catalogue de musique en ligne.
Cette suppression est effective depuis le 17 janvier pour le téléchargement à l'acte, sur des plates-formes telles que FnacMusic, VirginMega ou encore celle de SFR. La vente de chansons au forfait n'est pas concernée. Pour Sony Music France, il s'agit pour le moment d'une décision “ à titre expérimental ”. En clair, la maison de disques attend de connaître l'issue du vote de la loi antipiratage “ Création et Internet ”, et ses répercussions sur l'industrie du disque, pour confirmer l'essai.
Les quatre majors ( EMI, Warner Music, Universal Music et Sony Music) ont maintenant toutes débarrassé leurs catalogues numériques des DRM en France (seulement sur FnacMusic et VirginMega pour Warner).
Un pas en avant salué par Christine Albanel, ministre de la Culture, qui y voit une “ nouvelle démonstration de l’esprit d’ouverture et de responsabilité des industries musicales ”. La ministre “ estime que la balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics ”, qui doivent adopter la loi antipiratage au premier trimestre.
Première publication le 16 janvier 2009
Universal Music supprime ses verrous anti-copie
Dès la semaine prochaine, la maison de disques commercialisera sa musique en ligne sans DRM. Tout son catalogue est concerné.
C’est une nouvelle brèche dans les DRM. Et celle-ci est de taille. Le numéro un mondial de la musique, Universal Music, annonce ce vendredi qu’il retire tous les verrous anti-copie de ses fichiers musicaux vendus en ligne. La maison de disques déclare que cette mesure prendra effet la semaine prochaine et qu’elle s’appliquera à toutes les plates-formes de téléchargement pour un achat à la carte (hors forfait).
L’annonce d'Universal Music est capitale pour l’industrie. Elle intervient alors que les majors s’étaient jusqu’à présent engagées à supprimer les dispositifs anti-copie seulement six mois après la mise en place de la riposte graduée inscrite dans le projet de loi Création et Internet. Ce dispositif prévoit de suspendre l’accès à Internet des pirates récalcitrants. Après un vote au Sénat au mois d’octobre 2008, le projet doit encore être examiné par les députés.
Les annonces d’Apple et de Warner ont peut-être précipité la décision d'Universal Music. La semaine dernière, le créateur d’iTunes supprimait les DRM sur près de 8 millions de titres vendus sur sa plate-forme.
Le 7 janvier dernier, Warner Music annonçait de son côté une expérimentation en France, mais sous conditions. Le retrait des verrous concerne uniquement deux plates-formes de téléchargement, Fnacmusic et Virginmega, et ce jusqu'au 31 décembre 2009 seulement. Warner Music décidera alors d’étendre ou non ce test en fonction des résultats du vote du projet de loi Création et Internet.
Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France, y met la même condition : une remise en cause de la riposte graduée par les députés l’amènerait immanquablement à revoir sa position. “ Mais je n’ose pas y penser ”, s’empresse-t-il d’ajouter. Réponse dans quelques mois.
















