











Si le monde entier a salué la victoire de Barack Obama, la réaction de l'Inde est plus mitigée. Durant sa campagne, le 44e président des Etats-Unis a déclaré vouloir suspendre les exemptions de taxes pour les entreprises qui céderaient à la tentation de l'offshore. De quoi susciter de vives inquiétudes chez les SSII indiennes qui tirent 60 % de leurs revenus du marché américain (lire p. 26). Une mauvaise nouvelle qui intervient de plus dans un contexte de récession économique et de surévaluation de la roupie. Nasscom, le Syntec indien, s'est empressé de féliciter Obama pour sa victoire en espérant qu'il ne s'agissait là que d'une promesse de campagne vite oubliée. Des signes plaident dans ce sens. Icône de la Silicon Valley, le sénateur de l'Illinois s'est dit favorable à élargir le quota de visas H1-B réservés aux étrangers qualifiés. Il a aussi demandé à Sonal Shah, une Indo-Américaine de la fondation Google.org, de le conseiller sur les questions de nouvelles technologies durant la période de transition.
“ Le Barack Obama Bangalore Fan Club a non seulement envoyé des mails à des amis et des parents aux Etats-Unis les appelant à voter pour Obama mais il a également levé 4 100 dollars pour financer sa campagne ”
Lu sur beihmosialava.blogspot.com
“ Donner des emplois aux Américains en luttant contre la sous-traitance n'est pas le meilleur moyen d'aider l'Amérique et le monde. L'externalisation est la seule voie pour les grandes entreprises de maîtriser leurs coûts. ”
Lu sur aeonianblog.wordpress.com
“ En période électorale, les candidats y vont fort de leur discours populistes. C'est en tout cas ce que croit l'industrie indienne après les déclarations de Barack Obama. Géant mondial de l'outsourcing, l'Inde se rassure en affirmant que ses atouts et son avance technologique sont incontournables pour bien des entreprises américaines. Et si d'aventure la promesse électorale devenait projet de loi, celui-ci échouerait face aux lourdes procédures qu'il susciterait. Cette attitude des Indiens devrait pourtant s'accompagner d'une prise de recul. En effet, cette assurance que le monde politique n'est que versatile et, surtout, peu enclin à tenir ses promesses, devrait être relativisée. Il ne serait pas de bon conseil de comparer la légèreté des engagements qui peuvent être pris par des politiciens en Inde et ceux que serait contraint de tenir un président démocrate aux Etats-Unis. ”
