Du sans-fil entre station de base et antenne relais

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Dans trois quarts des cas, la mise en place d'une antenne relais d'un opérateur mobile nécessite le déploiement d'une liaison filaire, en cuivre ou en fibre optique, la reliant à la station de base au sol (BTS pour Base Transceiver Station). Lourde, cette installation requiert plusieurs centaines de kilos de câbles, le creusement de tranchées et une logistique importante. Pire, elle dégrade les bâtiments. Autre problématique : l'utilisation d'une liaison en câble coaxial de cuivre entraîne une perte de puissance du signal proportionnelle à sa fréquence. “ Pour palier toutes ces contraintes, nous avons eu l'idée de supprimer ce lien physique et de passer par une transmission sans fil ”, explique Alain Rolland, cofondateur et PDG de la start up E-Blink.

Une puissance émise de l'ordre de 1 mW

Le système EB1 d'E-Blink se compose de deux antennes planaires – l'une placée sur la station de base, l'autre sur l'antenne relais – et d'un amplificateur de signal. La technologie brevetée de la start up assure une connexion sans fil ISM (Industriel, scientifique et médical) entre les deux antennes planaires. La bande de fréquence ISM (entre 2,4 et 5,7 GHz) correspond aux fréquences libres, non soumises aux réglementations nationales. Elle est utilisée, notamment, par les réseaux Wi-Fi. “ Il n'existe aucun risque d'interférences avec les équipements utilisant les mêmes fréquences, de la même façon qu'il n'y a pas d'interférences entre boxes Wi-Fi. De plus, la puissance émise est de l'ordre du milliwatt, soit une centaine de fois plus faible que celle d'un téléphone mobile ”, rassure Alain Rolland. Quant à la question du débit disponible entre les deux antennes planaires : “ La technologie EB1 supporte le débit de l'opérateur ”, affirme le PDG d'E-Blink.

Un bilan de liaison constant

Du point de vue des performances, au cas où une liaison coaxiale dépasse 80 mètres, l'opérateur doit faire un compromis sur la qualité de service ou augmenter le diamètre du câble. En effet, au-delà de cette distance, le signal se dégrade. A contrario, le système EB1 assure un bilan de liaison constant, tant que les antennes planaires reliant la station de base à l'antenne relais sont distantes de moins de 100 mètres. “ Certes le bilan est également constant en recourant à la fibre optique, mais persiste toujours la problématique de cheminement du câble et d'intégration dans le bâtiment ”, rappelle Christian Bittar, directeur général d'E-Blink.

De plus, l'évolution des réseaux mobiles d'une génération à une autre demande beaucoup d'investissement en R&D. Or la solution EB1 est indépendante du protocole employé, UMTS ou GSM. Cette particularité autorise EB1 à faire transiter le protocole UMTS sur la bande des 900 MHz. Une tendance qui va se généraliser chez les opérateurs de téléphonie mobile, cette fréquence garantissant une meilleure propagation du signal que celle employée actuellement pour la 3G (2,1 GHz).

Nom : E-Blink.
Date de création : 2005.
Domaine : téléphonie mobile.
Innovation : connexion entre la station de base et l'antenne relais par une liaison sans fil.
Produit : EB1.

Repères

Siège : Boussy-Saint-Antoine (91).
Effectifs : 21 personnes.
CA 2007 : non communiqué.
Financement : Oséo (prêt amorçage, FCPI, garantie et mobilisation créances), I-source, Alven Capital, et 360 Capital Partners.

Alain Rolland, 42 ans, cofondateur et PDG d'E-Blink. Ingénieur génie logiciel en 1993.

Christian Bittar, 48 ans, cofondateur et directeur général d'E-Blink. Ingénieur ESTP en 1984.

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