











Volonté politique oblige, les DSI du secteur public comptent parmi les principaux apporteurs d’innovation. “ Tous nos projets sont menés sur fond de restrictions budgétaires ”, dit le DSI d’une grande agglomération francilienne. Il leur faut donc faire preuve d’imagination d’autant qu’ils sont soumis à de nombreuses contraintes réglementaires liées au code des marchés publics. “ Cela complexifie nos relations avec les fournisseurs ”, confirmait l’an passé Thierry Ehret-Franck, élu DSI de l’année 2007 pour ce secteur. A cela s’ajoute la tentation du logiciel libre, source d’économies substantielles. Le secteur public n’est pourtant pas si mal loti. Il occupe la troisième position en termes de dépenses informatiques (14 % des dépenses totales, contre 17 % pour les banques et 27 % pour l’industrie). Soit environ 15 milliards d’euros investis en 2008. Et cela ne devrait pas fléchir en 2009, indique les analystes de Pierre Audouin Consultants.
La “ faute ” en incombe aux projets d’e-gouvernement, notamment tout ce qui concerne les relations entre les administrations et le citoyen, à l’image des projets sur lesquels travaille Jean-Pierre Bailly, le DSI de Nantes Métropole (lire 01 Informatique n 1957, p.56). Il a notamment mis en place un e-service à l’attention des Nantais. En fait un centre d’appels multicanal disponible 6 jours sur 7, le préalable à un projet plus ambitieux. La dématérialisation figure donc parmi les priorités dans toutes les administrations.
De nombreux DSI mettent également en avant tout ce qui touche aux applications liées au travail collaboratif et aux portails de communications. Des applications présentes notamment dans la partie santé de ce secteur d’activité. Autant de thématiques et de projets qui tendent à démontrer la polyvalence dont doivent faire preuve les DSI dans cet univers.
Christian Grellier, Bouygues Immobilier.
Edouard Odier, Air France (Grand Prix 2006).
Philippe Bavay, Vinci.
