











Le lancement du site Europeana.eu a connu hier de fâcheux ratés, du fait de l'intérêt des internautes pour le projet. Les trois malheureux serveurs mis en place pour l'occasion n'ont pas tenu longtemps face aux “ 10 millions de requêtes par heure ” formulées sur le site. Dans un premier temps, les responsables de la bibliothèque numérique européenne ont doublé le nombre de serveurs, avant de décider la fermeture pure et simple du site. Europeana.eu rouvrira ses portes “ à la mi-décembre ” dans une “ version plus robuste ”, le temps d'effectuer une bonne mise à niveau de l'architecture technique du site.
Première parution le 20 novembre 2008
Embouteillages pour l'ouverture de la bibliothèque numérique européenne
Inauguré ce 20 novembre, le site a connu des records de fréquentation et quelques difficultés de consultation.
La petite histoire retiendra qu'Europeana.eu, la première bibliothèque numérique européenne digne de ce nom, a été officiellement lancée à Bruxelles ce jeudi 20 novembre dans le Palais de Charles de Lorraine de la Bibliothèque royale de Belgique.
Pour cette première journée d'existence, le succès a apparemment été au rendez-vous. Face à l'afflux des internautes, le site a dû fermer, le temps que l'on augmente sa capacité de fréquentation. Mais en ce 20 novembre, il demeure difficile d'accès.
Le projet est d'envergure mais n'est pour le moment encore qu'à l'état de prototype. Deux millions de références multimédias (livres, enregistrements, photographies, tableaux, films, etc.) sont d'ores et déjà consultables. Et si les financements – évalués aujourd'hui à 350 millions d'euros – sont au rendez-vous, cette bibliothèque virtuelle unique sera riche de près de 10 millions de documents d'ici à 2010.
“ C'est un véritable gisement d'inspiration pour les Européens du XXIe siècle ”, a déclaré le président en exercice de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
La France a soutenu le projet Europeana dès le départ et fourni à ce jour 52 % du fonds documentaire consultable en ligne. Suivent ensuite les Pays-Bas, la Finlande et la Suède.
A l'échelle continentale, ce sont déjà plus d'un millier d'organismes culturels de toutes tailles qui ont apporté leur contribution au projet. “ Europeana rend les organismes culturels plus attractifs aux yeux de la génération du Web 2.0 ”, constate dans un communiqué Viviane Reding.
Et de fait, disponible en 24 langues, le portail Europeana.eu, tout de blanc vêtu, n'est pas loin de ressembler à la page d'accueil de Google. Le site, dont les responsables soulignent qu'il est plus un “ complément ” au moteur de recherche américain qu'un “ concurrent ”, se présente sous une interface simple, grand public, et accessible, qui s'affranchit des tics de recherche documentaire habituels des sites des grandes institutions. Les visiteurs trouveront aussi des rubriques interactives (ligne temporelle, partagez vos idées, etc.) et des communautés thématiques.
















