











La forme avant le fond. Les blogueurs auront surtout retenu de la présentation du plan numérique l'absence de Nicolas Sarkozy. Retenu pour préparer le prochain sommet international sur la crise financière, le chef de l'Etat a été remplacé par Eric Besson, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique (entre autres). Un contretemps qui faisait déjà suite à un report d'une semaine. Alors que le salon d'honneur de l'Elysée accueillait tout ce que le monde des NTIC connaît, les observateurs y ont vu un symbole. Du coup, les 154 “ actions ” de ce plan sans budget sont le plus souvent passées inaperçues à l'exception du “ droit opposable ” dont tout Français disposera à compter de 2010 pour accéder à internet en haut débit pour un tarif inférieur à 35 euros par mois. Peu de mesures en faveur de l'industrie du numérique elle-même, si ce n'est des déclarations d'intention visant à favoriser l'accès des PME innovantes aux marchés. “ Un catalogue de mesures déjà éventées ou d'un autre âge ”, tranche, définitif, un blogueur.
“ Le Président de la République botte en touche au dernier moment et laisse Eric Besson présenter son plan. Cela ne présage en rien de sa qualité mais cette décision est symptomatique de l'attachement de nos dirigeants à internet et aux NTIC. ”
Lu sur
guillaumebuffet.typepad.com
“ La plupart des mesures, d'ordre industriel et économique, pour importantes et positives qu'elles soient, ne font que confirmer des programmes déjà engagés. ”
Lu sur
digitalperformanceculture.blog.fr
“ 11 h 40. Eric Besson s'approche du pupitre et nous informe que Nicolas Sarkozy est retenu au téléphone avec ses collègues chefs d'Etat. Grosse déception. Certes l'actualité est pressante et tout le monde peut comprendre que l'hôte de l'Elysée ait du boulot mais quid de cette économie, celle du numérique, qui représente un poumon extraordinaire de croissance dans le monde entier et en particulier en France ? Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Besson dans l'introduction du plan en question. […/…]. Eric Besson nous livre alors un discours plein de généralités et survole son plan. […] Vingt petites minutes d'une intervention truffée de termes techniques sans vision, sans perspective et sans moyens. Ce matin, j'étais venu essentiellement pour le symbole. Pour ce moment, que je croyais historique, où le sommet de l'Etat s'engageait fermement dans la voie du numérique. Ce fut un acte manqué. ”
