![]() |
Portables
|
![]() |
Moniteurs
|
![]() |
Photo/Vidéo
|
![]() |
TV
|
![]() |
Téléphones
|
![]() |
Audio
|
![]() |
GPS
|
![]() |
Stockage
|
![]() |
Pilotes | ![]() |
Autres catégories
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||












Pourquoi, à l'achat d'un PC, faudrait-il se contenter du système d'exploitation préinstallé ? Ça commence à ruer dans la chasse gardée !
Le vieux serpent de mer qu'est la vente liée ordinateur-OS revient depuis quelques mois à la charge. Chef de file, l'UFC-Que Choisir assigne en justice distributeurs et fabricants qui ne veulent pas jouer le jeu. En juin dernier, c'est Darty et HP qui ont fait la une. Une plainte déposée en 2006 a abouti à la condamnation à l'affichage de manière distincte du tarif du système d'exploitation préinstallé sur les ordinateurs. Mais la décision, qui a fait l'objet d'un appel, est suspendue. D'autres condamnations définitives ont toutefois eu lieu. C'est aussi en juin qu'Asus a dû rembourser à un de ses clients 130 euros pour les logiciels (100 euros pour Windows et 30 euros pour les autres logiciels) et 130 euros supplémentaires au titre des frais de procédure.
Appuyés par un contexte politique porteur, les procès se multiplient. Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la Consommation, s'est dit favorable au remboursement du système d'exploitation préinstallé lors de l'achat d'un ordinateur. Autre signe avant-coureur d'un changement, cet été la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réuni fabricants, distributeurs et associations de consommateurs pour traiter de la question. Une avancée même si le veto des constructeurs a mis en échec cette réunion.
Tout espoir n'est pas encore perdu. Contrairement aux arguments mis en avant par les uns et les autres, la demande est là. Une étude du Credoc montre que si 9 % des personnes interrogées souhaitent qu'il n'y ait aucun système préinstallé sur l'ordinateur, 52 % aimeraient pouvoir choisir entre plusieurs systèmes au moment de l'achat. Les fabricants, mais aussi Microsoft et Apple, pourront-ils résister longtemps à cette demande du marché ?
C'est en faisant monter sur mesure votre ordinateur que vous pourrez choisir de payer ou non votre OS. En installant un Linux, vous économisez entre 100 et 200 euros. En théorie seulement car tous les fabricants de PC ont des accords avec Microsoft et payent bien moins cher leur licence Windows que le particulier.
Ainsi, il n'est pas rare de trouver en grande distribution des configurations de marques (avec OS) équivalentes à celles d'assembleurs sans Windows à des prix défiant toute concurrence. Sale temps pour le petit commerce…
L'Ordinateur individuel : pour quelle raison vendez-vous aux particuliers des PC uniquement sous Windows ?
Olivier Gillet : tout d'abord, nous contestons le fait que ces ventes soient considérées comme des ventes liées. Pour nous, il s'agit d'un produit avec différents composants et un OS, autrement dit des éléments matériels et logiciels dont l'assemblage donne un produit répondant aux attentes du marché.
Pourriez-vous faire autrement ou bien des clauses avec Microsoft vous y obligent ?
A ma connaissance, il n'existe aucune interdiction de commercialiser des PC avec d'autres OS dans les accords mondiaux que nous avons signés avec Microsoft. Nous avons déjà fait une tentative de portable sous Linux (qui n'a pas été une réussite) sans avoir de problème avec Microsoft.
Un PC sans Windows ou avec Linux serait-il plus cher à l'achat ?
Oui, vraisemblablement. Le prix est lié au fait qu'il s'agit de très grandes séries. Un PC français spécifique supposerait l'ajout d'opérations en fin de chaîne, de certifications et de tests. D'où des surcoûts, sans compter la formation de techniciens. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'opérations de ce type dans le futur. Pour l'instant, il s'agit d'un marché de niche. Chez HP le passage sous Vista et les certifications représentent 150 000 journées/homme… Sous Linux, les coûts seraient énormes.
Les propositions formulées, cet été, par la DGCCRF pour permettre de “ délier ” PC et Windows semblaient techniquement possibles. Pourquoi aucun accord n'a-t-il été trouvé ?
Nous ne sommes pas d'accord, car on ne peut pas dissocier les différents éléments qui font du PC un produit en tant que tel. Nous avons un problème “ philosophique ” avec les associations de consommateurs présentes à cette réunion. L'UFC-Que choisir nous a d'ailleurs assignés en justice. Nous défendrons devant les tribunaux le fait que la solution de “ délier ” le PC irait à l'encontre de ce que défend la DGCCRF, à savoir l'intérêt du consommateur qui devrait payer plus cher.
Finalement, ne craignez-vous pas que la question soit tranchée par voie législative ?
Ce serait une très mauvaise réponse. La meilleure est celle du marché. Nous estimons que ceux qui délaissent Windows sont des utilisateurs expérimentés ou des professionnels qui peuvent d'ailleurs acheter leurs produits chez nous.
















