











Le web 2.0 est mort ! Venant de Michael Arrington, fondateur du blog Techcrunch, l'assertion a valeur d'avis de décès. Pour défendre sa thèse, l'oracle du web 2.0 s'appuie notamment sur une présentation réalisée par Sequoia Capital, un capital-risqueur influent de la Silicon Valley. Victimes collatérales de la crise financière, les PME innovantes ont de plus en plus de mal à trouver des financements. Les sociétés bien établies ne sont pas non plus à l'abri. CNet publie une liste de 11 fleurons du web 2.0 dans la tourmente faute de modèle économique pertinent. A côté de Second Life, de Skype et de Twitter on trouve les “ frenchies ” Dailymotion et Netvibes. Des secousses qui se ressentent jusque chez Seesmic où Loïc Le Meur doit se séparer de la moitié de son équipe. Un coup dur pour l'ex-blogueur star à deux mois du Web'08, la grand-messe du web 2.0 qu'il organise à Paris. En France, François Fillon rencontrait 150 entreprises de croissance le 7 octobre. Le plan de financement du Gouvernement en faveur des PME portera sur 22 milliards d'euros.
“ Ce qui est au centre du web 2.0, ce n'est pas la Valley ni la technologie, mais les gens. Tuer le web 2.0 et ses potentiels humains alors qu'il n'a pas encore percé massivement est sans doute un peu rapide. ”
Lu sur Citizenl.hors-sujet.com
“ En octobre 2008, la réalité rattrape la fiction. Aucun réseau social majeur n'est à l'équilibre financièrement, ni Facebook, ni Myspace, ni Twitter. Et internet travestit son histoire : “ Le web 2.0 est centré autour de l'utilisateur. ” Comme si celui d'avant ne le fut jamais ! ”
Lu sur Epn-ressources.be
“ Quand exactement ? Depuis qu'il est devenu un mot fourre-tout que personne ne sait définir, que les start up se déclarent web 2.0 avant même de dire ce qu'elles font, que des consultants spécialisés web 2.0 se présentent en tant que tels, que tout est 2.0 alors que l'on n'a pas pris le temps de creuser sur sa vraie signification et que des médias essaient d'anticiper le 3.0 sans vraiment savoir de quoi il s'agit. Le web 2.0 était là pour définir un web en évolution et c'est ce qui s'est passé. Internet a évolué et le figer dans cette expression désuète et dépassée est une erreur. […] Cette crise va être la fin d'un cycle et d'un certain rythme d'innovation. Et s'il faut pour cela adopter une attitude symbolique, alors mettons l'expression web 2.0 au placard. Une fois pour toutes. Parlons de web, et de ses nouveaux défis. De son avenir et des énergies nécessaires pour le maintenir à flot en termes de qualité. ”
