











Mono, l'implémentation open source de la plate-forme de développement .Net de Microsoft, connaît une refonte stratégique après deux ans de mises à jour insignifiantes.
Les avantages de Mono ? C'est une alternative multi-plate-forme à Java, les développeurs .Net savent déjà l'utiliser et, surtout, son moteur peut être retaillé autour des seules fonctions que l'on utilise. Mais jusqu'à présent, Mono avait le défaut d'implémenter quelques fonctions piochées au hasard des différentes versions de la plate-forme de Microsoft, ce qui le rendait peu opérationnel. Dommage, car il est censé faire tourner des logiciels écrits pour Windows sur des serveurs Linux, moins chers.
Nicolas Mas, fondateur du cabinet de conseil Concept SL, veut y croire : “ Devoir mettre en route un Windows Server avec tout l'environnement .Net pour ne faire tourner qu'un applicatif est un non-sens. Il est plus rentable de n'exécuter que ce dont on a besoin sur un système qui se charge déjà d'autres services, comme Linux. ” Reste que selon une SSII spécialiste de .Net, qui a tenu à rester anonyme, la version 2.0 de Mono est encore loin de satisfaire cette promesse : “ Sur dix essais identiques, l'un de nos programmes .Net exécuté par Mono a planté trois fois au démarrage, n'a pas affiché ses boutons deux fois et n'a pas ouvert le reste de son interface une fois. C'est encore très instable. ”
Pourtant, Jean-Baptiste Evain, responsable du développement de Mono chez Novell, assure que 45 % des applications .Net en production seraient capables de fonctionner directement sur Mono 2.0 et 25 % ne nécessiteraient que des adaptations mineures. Pour lui, “ Mono est surtout une alternative plus performante aux langages de scripts que sont Python ou Perl ”. Et de citer le site Second Life qui l'emploie pour l'automatisation de sa maintenance. Cet aspect sera renforcé dans la version 2.2 qui verra apparaître une interface en ligne de commande, identique au shell de Python et Perl, mais inexistante sur le .Net original.
