











Le web 2.0 n'est pas la préoccupation majeure de nos DSI. C'est ce qui ressort d'une étude de la société de conseil Robert Half. Sur les 1 400 CIO américains interrogés, seuls 14 % avaient introduit les blogs dans leur entreprise. Plus grave, il n'étaient que 72 % à projeter de le faire dans les cinq ans à venir. Mêmes proportions pour ce qui concerne les réseaux sociaux ou les wikis. Nul doute qu'une étude réalisée en France auprès de nos DSI donnerait des résultats sensiblement similaires. Mais en surestimant les failles sécuritaires générées par ces nouveaux usages, nos directions informatiques freineraient le changement. Les blogueurs suggèrent de les court-circuiter : Fabrice Poiraud-Lambert s'interroge sur la légitimité des DSI et des dircoms à piloter l'intranet 2.0 tandis que Yves-Marie Pondaven, architecte chez Capgemini, livre en ligne un guide de survie du “ web 2.0 sans les DSI ”. Consultant chez Bluekiwi, Bertrand Duperrin intitule, lui, son billet “ Les DSI n'en ont rien à faire du web 2.0 ? Ce n'est ni grave, ni illogique ”.
“ C'est aux opérationnels que reviennent les projets de type web 2.0. A la DSI ensuite de valider si l'outil correspond à leurs critères en termes de sécurité, de robustesse… ”
Lu sur duperrin.com
“ S'ils intègrent et facilitent ces nouveaux usages, notamment dans le domaine des réseaux sociaux, les DSI vont devoir (ou enfin pouvoir) se concentrer un peu plus sur les applications métier. ”
Lu sur blog.pondaven.net
“ Aujourd'hui, certains intranets sont laissés sous l'entière responsabilité éditoriale des collaborateurs […] chacun éditant librement le contenu. Ce type de démarche nécessite une culture par essence étrangère aux principes d'une direction de la communication, censée, encadrer la transmission de l'information. De la même manière, les directions informatiques sont souvent prisonnières de règles de sécurité, de logiques issues d'un historique technologique, et ne sont pas toujours motrices dans la mise en œuvre des solutions issues du web 2.0. Un intranet, aujourd'hui, n'est plus seulement un vecteur de communication interne vertical et à sens unique, mais un ensemble beaucoup plus large et complexe, qui a une mission cruciale dans l'entreprise, et pas seulement pour accéder aux applications et à la documentation métier. ”
