











Jusqu'à aujourd'hui, les réseaux Wi-Fi se sont plus greffés sur l'infrastructure fixe de communication de l'entreprise qu'ils ne se sont déployés en tant que tel. Les points d'accès radio visibles sur les murs ou au plafond des bureaux ou des entrepôts incarnent un mode d'accès sans fil à haut débit, voué à être fondu dans l'infrastructure filaire Ethernet-IP. L'absence, à ce jour, de plate-forme logicielle supervisant de manière unifiée les réseaux filaires et sans fil témoigne de cette cohabitation“ forcée ”sans véritable intégration. L'architecture la plus répandue repose sur un contrôleur Wi-Fi d'infrastructure dédié qui, d'un côté, est raccordé au réseau Ethernet câblé et, de l'autre, aux bornes radio disséminées dans l'établissement. Ce choix s'est imposé car il permet une centralisation de l'administration de l'infrastructure radio. Il a également permis aux constructeurs de rassurer les directions informatiques. Très rétives à laisser le Wi-Fi exploser dans leurs murs, celles-ci ont vu d'un bonœil une architecture leur permettant de contrôler ce“ trublion ” technologique en le rapatriant dans le giron du système d'information. Les récentes acquisitions de pionniers de l'industrie du Wi-Fi telles celles de Colubris par HP ou de Trapeze Networks par le câblier Belden devraient conforter cette mainmise des tenants des réseaux câblés sur le sans-fil.
Pour autant, les DSI des entreprises auraient tort de se réjouir trop vite. “ La popularité grandissante des terminaux Wi-Fi natifs tels l'iPhone ou les PC ultraportables devrait inciter les utilisateurs à demander à leur direction informatique d'étendre la couverture des réseaux radio. Nous estimons que la pénétration des réseaux locaux sans fil va doubler d'ici à 2012 ”, expliquait récemment Ben Kwan, analyste spécialisé dans les réseaux Wi-Fi au sein du cabinet américain Dell'Oro. De même, il va être de plus en plus difficile d'expliquer aux jeunes diplômés que, passé le seuil de l'entreprise, l'usage du Wi-Fi est contingenté ou réglementé, alors qu'il est le moyen de connexion universel sur les campus universitaires.
Une fois déployée et correctement administrée, l'infrastructure Wi-Fi est comparable à un véritable réseau cellulaire “ interne ”. Pourquoi ne pas également tirer parti de ses potentialités en termes d'applications nomades au-delà du simple accès sans fil à internet ou aux courriers électroniques ? La téléphonie sur Wi-Fi offre la possibilité à l'entreprise, si toutefois elle opte pour ce choix, d'unifier son infrastructure radio pour la voix et les données pour peu qu'elle ait conçu son infrastructure radio pour transporter des flux audio en temps réel. De même, il est tout à fait possible d'utiliser le réseau Wi-Fi à des fins de géolocalisation à l'échelon d'un bâtiment ou d'un entrepôt. L'enjeu est de suivre de près des équipements ou des pièces détachées, pourvu que ceux-ci soient eux-mêmes émetteurs d'ondes Wi-Fi et que la couverture radio soit dense et de qualité.
L'arrivée de produits 802.11n, bien que la norme ad hoc n'ait pas été ratifiée à l'IEEE, pourrait également, à moyen terme, changer la donne. Aujourd'hui, la problématique de la migration des réseaux Wi-Fi existants vers ce futur standard soulève de nombreuses questions. Cependant, en apportant un débit de 100 Mbit/s sur le lien radio entre le client et le point d'accès, ces produits soutiennent la comparaison avec les connexions filaires Ethernet à 100 Mbit/s. Si on est loin d'envisager des bureaux entièrement dépourvus de câbles, cette génération Wi-Fi à haut débit pourrait avoir vocation à connecter tous les postes (fixes et nomades) et leurs périphériques sur de petits sites tels que des agences, en remplacement des commutateurs Ethernet traditionnels.
L'arrivée sur le marché de produits Wi-Fi 802.11n constitue un point d'inflexion pour cette industrie en multipliant par six le débit réel par rapport aux technologies actuelles les plus performantes : 80211a et g.
Standard issu de l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) ratifié en 2005, spécifiant la gestion de la qualité de service appliquée. aux flux de données, notamment multimédia. Il s'appuie sur l'affectation de différentes classes de trafic (de quatre à huit) pour acheminer les flux selon leur niveau de priorité.
Standard iEEE, ratifié en 2004, spécifiant la sécurité du lien radio. Il repose sur l'utilisation d'un algorithme de chiffrement AES, réputé très sécurisé, notamment lorsqu'il utilise des clés d'une longueur de 256 bits.
Projet de standard de transmission à haut débit (150 Mbit/s de vitesse réelle) sur un lien radio Wi-Fi. Il tire partie de nouvelles technologies radio telles que les antennes multiples Mimo ou la modulation OFDM. Les spécifications 2.0, déjà mises en œuvre par les équipementiers Wi-Fi, n'ont pas été encore formellement ratifiées par l'iEEE en tant que standard mais les produits qui s'y réfèrent peuvent être certifiés conformes par l'alliance Wi-Fi.
Transfert intercellulaire. Ce terme recouvre les mécanismes qui concourent à ce qu'un terminal mobile qui change de cellules ou de points d'accès radio puisse maintenir la communication en cours sans coupure.
Technique de modulation améliorant le débit et l'efficacité spectrale dans les transmissions par voie radio. Elle repose sur l'utilisation de multiples fréquences sous-porteuses pour transporter simultanément le signal.
Technique de transmission radio utilisant plusieurs antennes émettrices et réceptrices. On multiplie ainsi, dans l'espace, les chemins qu'empruntent les signaux radio. Le débit, la fiabilité ainsi que la portée en sont améliorées.
