











Alors qu'il dirigeait Acte Ingénierie, une société d'ingénierie technique, Jean-Louis Mélin développe à partir de 2002 un service basé sur des composants open source (Nagios, Cacti, IP Audit…) destiné à mesurer les performances du système d'information. Mais, confronté à l'insuffisance des capacités de mesure, de présentation des résultats et de reporting de la solution, il décide de développer une nouvelle offre en langage Java en se basant sur des briques réputées pour leur fiabilité (serveur web Tomcat, base de données PostgreSQL). En 2003, Acte Ingénierie reçoit le soutien d'Oséo pour développer cette solution baptisée Alaloop. Une fois le produit abouti, Jean-Louis Mélin décide de créer, en 2008, une société du même nom que son produit.
Alaloop rassemble dans le SGBD les mesures de trois types d'agents : les “ robots ”, qui, selon leur nature, mesurent les performances des réseaux, des serveurs et des applications; les “ techniques ” qui contrôlent la charge et l'utilisation des ressources critiques du système d'information afin de s'assurer de son bon fonctionnement; et enfin les “ trafics ” qui surveillent la bande passante disponible pour les applications. Ces agents peuvent provenir d'équipementiers tels que Cisco ou être développés par Alaloop. Les mesures sont affichées au sein d'un portail. Elles sont présentées suivant le profil de l'utilisateur et au format approprié (tableau des performances, cartographie en temps réel…).
Alaloop assure la maintenance et l'exploitation du portail à distance, notamment via un dispositif de type KVM sur IP. La jeune pousse ne s'affiche d'ailleurs pas comme un éditeur. “ Nous sommes une société de services et à ce titre, commercialisons notre offre en mode Saas ”, précise le fondateur. Plus précisément, Alaloop est disponible sous forme d'abonnement. Selon Jean-Louis Mélin, l'approche éditeur ne répond pas aux besoins de résultats formulés par les entreprises. “ Le domaine de la mesure exige méthode et savoir-faire ” insiste-t-il. De fait, Alaloop a développé sa propre méthode Parq (Préparation audit & revue qualité), conforme aux préconisations Itil, afin d'établir la meilleure stratégie à adopter pour assurer une bonne mise en œuvre de la solution.
Aujourd'hui la start up exploite 30 portails dont certains pour des grands comptes – Lafarge, Veolia Environnement, Valeo, Nissan notamment – d'autres pour de plus petites entités comme le CNC. Jusqu'à présent, la société a délivré ses services directement aux entreprises, mais aujourd'hui son fondateur étudie la possibilité de s'entourer d'intégrateurs, d'opérateurs ou de SSII qui pourront mettre en œuvre le service de mesure dans leurs offres de gestion des performances.
Nom : Alaloop.
Date de création : janvier 2008.
Domaine : monitoring système et réseau.
Innovation : solution disponible en mode locatif de mesure des performances du réseau, des applications ainsi que du ressenti utilisateur.
Produit : Alaloop.
Siège : Bidart (64).
Effectif : 10 personnes.
CA Prévisionnel 2008 : 600 k d'euros.
Financement : 300 k d'euros financés par Sebadour Capital et Herrikoa, sociétés de capital-risque de la Région Aquitaine. Garantie du capital par Oséo : 168 k d'euros.
Jean-Louis Mélin, (48 ans), PDG. Ingénieur Esiea. Il a débuté sa carrière dans l'informatique industrielle et les systèmes d'exploitation en temps réel.
Sylvain Caillet, (39 ans), Ingénieur de recherche en informatique numérique. Quinze ans d'expérience dans le domaine des bases de données et des systèmes répartis.
Bien que deux fois moins conducteur que le cuivre, le polymère bourré de nanotubes de carbone mis au point par des chercheurs de l'université de Tokyo est le plus performant dans sa catégorie, celle des conducteurs élastiques. Ce composite peut être étiré de 134 % sans modification de ses propriétés électriques. Les scientifiques l'ont exploité pour connecter des transistors organiques et former un circuit électronique souple. Leurs recherches devraient déboucher sur la fabrication de nouveaux dispositifs d'affichage.
Stocker des données en utilisant la chaleur est l'objectif de chercheurs chinois et singapouriens. Ils ont pour cela conçu –au niveau théorique – un circuit exploitant les phonons. Ces “ paquets élémentaires ” de vibration résultent de la dualité onde-particule : lorsqu'un cristal vibre, il y a échange de chaleur sous forme de phonons. Mais la mémoire ainsi constitué a encore quelques inconvénients, elle doit être rafraîchie très souvent et les temps d'accès restent élevés, les phonons se déplaçant lentement.
L'équipe de Chad Mirkin, de l'université Northwestern à Chicago, a développé un moyen original pour graver des circuits : il emploie des milliers de nanopointes de crayon en polymère placées sur une matrice. Trempées dans un liquide acide, elles peuvent tracer des milliers de motifs en parallèle. La largeur des pistes tracées est réglable, allant de quelques micromètres à quelques nanomètres. Cette technologie est applicable pour la création de circuits intégrés, mais aussi dans le domaine de la biologie pour créer des capteurs.
