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marché
L'ISQ veut créer un label pour aider à choisir une SSII
Pour aider les entreprises à repérer les SSII compétentes, l'ISQ veut mettre en place un label qualité. Reste à recueillir l'adhésion des acteurs de la branche.
Sandrine Chicaud,
01net., le 18/07/2008 à 18h20
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Au départ, il y a l'Office professionnel de qualification des organismes de formation et des conseils,
l'OPQFC.
Un nom un peu « obscur » pour le grand public qui désigne un organisme ayant pour mission de délivrer des certificats de qualification aux cabinets de conseil (OPQCM)
et aux organismes de formation professionnelle (OPQF). Aujourd'hui, pas moins de 1 200 sociétés ont ainsi été qualifiées par l'OPQF (65 dans le domaine de l'informatique) et par l'OPQCM.
Mais aujourd'hui, l'OPQFC a choisi d'élargir sa représentativité en accueillant d'autres professions, dont les prestataires en informatique. Elle en profite aussi, dans la foulée, pour céder sa place à
l'ISQ, la Qualification des services intellectuels.
« Nous avons souhaité clarifier notre positionnement et créer une marque simple ISQ qui concerne toutes les
professions offrant des services intellectuels, mais qui pourra être déclinée par branche, comme ISQ Informatique »,
explique Dominique Rivière, le président de la nouvelle association.
Réunir clients, syndicats et ministères
Concrètement, le label ISQ Informatique aidera les entreprises dans la recherche et la sélection de prestataires.
« Là où les grands labels de qualification du type Afnor ou NF s'attachent aux
"process", nous voulons travailler sur le professionnalisme des prestataires »,
assure Dominique Rivière. Dans l'idéal, on pourrait imaginer que les entreprises obtiennent une liste des acteurs sérieux du marché
et qu'elles soient mieux renseignées sur leur professionnalisme.
Dans la pratique, tout reste à faire.
« Nous allons commencer à prendre contact avec toutes les branches qui réfléchissent à la qualification de leurs activités. Pour les prestataires informatiques, nous allons
rencontrer le Syntec Informatique, d'autres syndicats et des professionnels du secteur : sociétés de conseil en maîtrise d'ouvrage, intégrateurs, etc.,
précise Dominique Rivière.
L'objectif est de mettre sur pied un comité
tripartite, d'ici à la fin de l'année, qui sera constitué de clients, de représentants de syndicats ou d'associations de professionnels et de ministères ».
Une fois le comité créé, les prestataires informatiques, soucieux d'obtenir le label ISQ, pourront déposer leur dossier. Ils seront jugés, par un comité d'instruction, sur plusieurs critères : satisfaction des clients,
pérennité financière de l'entreprise, etc. S'ils réussissent « l'examen », ils obtiennent la qualification pour trois ans, dans un premier temps.
De manière générale, des normes sont en train de se mettre en place au niveau européen en matière de qualification, et l'ISQ veut jouer un rôle moteur dans ce domaine. Ainsi, ses labels pourraient bien être reproduits dans d'autres
pays. Pour un groupe français, obtenir de l'aide pour choisir un prestataire dans un pays de l'Est, par exemple, pourrait se révéler très précieux, mondialisation oblige.