La fibre écolo des fabricants motivée par l'appât du gain : le Green IT, un objet de marketing plus qu'une rupture technologique
01 Informatique
le 05/06/2008 à 00h00
Cinq milliards de dollars. C'est ce que devrait peser, selon Forrester, le Green IT en 2013. Le dernier baromètre du cabinet d'études montre que la prise en compte des questions écologiques fait un bond en avant. Les décideurs IT interrogés ont, à 38 %, introduit le critère environnemental dans leur processus de sélection, contre 25 % un an plus tôt. Baisser à la fois sa consommation d'énergie et ses émissions de CO2 tout en donnant une image écoresponsable, les facteurs incitatifs ne manquent pas. Les DSI subissent aussi l'assaut commercial des constructeurs et des SSII soudainement soucieux du réchauffement climatique. Pas dupes, les blogueurs voient plus dans le Green IT un objet de marketing qu'une rupture technologique. Cette prise de conscience tardive est aussi due à la multiplication des textes réglementaires relatifs au traitement des déchets électroniques avec, notamment, l'entrée en application de la directive européenne RoHS limitant l'emploi des retardateurs de flamme bromée et des métaux lourds.
“ Depuis un certain temps, on observe une quasi-obligation pour les constructeurs de verser dans le côté “ vert ”. De plus en plus de manufacturiers arborent fièrement un logo avec la mention “ green ”, “ earth friendly ” ou “ RoHS compliant ”. ”
Lu sur Le Zesty Blog
“ La “ green attitude ” reste un luxe. On sait très bien que ce sont les entreprises les plus en difficulté qui polluent le plus. Inversement, les plus nanties peuvent se permettre le “ luxe ” de lui porter attention. ”
Lu sur Yet Another Blog
Contrepoint : Stéphane Parpinelli (EcoTech21) : “ l'informatique “ verte ” contribuera à l'économie “ positive ”. ”
“ Le Green IT ne se résume pas à la capacité des fabricants à optimiser le ratio puissance délivrée/puissance consommée de leurs équipements. Le volet immatériel, moins visible, contribuera aussi efficacement à l'ère de l'“ écobusiness ”. Après avoir favorisé le développement de l'ère industrielle et l'automatisation à outrance, l'informatique sera l'un des piliers de la future économie que l'on qualifie de “ positive ”. Une économie dont la croissance respecte l'environnement. Les apports de l'informatique immatérielle, par ses innovations technologiques ou de services, sont potentiellement gigantesques : modélisation de chaînes logistiques avec empreinte carbone, gestion des achats responsables (sourcing de fournisseurs “ verts ”), logiciels de mesure de consommation des bâtiments, automatisation de l'étiquetage énergétique des produits, guide d'achat de produits responsables sur internet… ”