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Iomega fait entrer EMC chez les particuliers

Le rachat de l'étoile déclinante donne au fournisseur EMC une envergure unique dans le monde du stockage dont il couvre désormais la quasi-totalité de la chaîne.
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Les faits

A l'issue d'un mois de négociations, EMC prend le contrôle pour 213 millions de dollars de Iomega, qui deviendra sa division grand public et petites entreprises.

L'analyse

Quatre ans après le rachat de Dantz, EMC fait une nouvelle tentative pour s'imposer au-delà du seul monde de l'entreprise. En rachetant Iomega, auquel il fournissait déjà logiciels et matériels, le géant du stockage hérite d'une marque connue du grand public et des petites entreprises, infiniment plus que celle de sa propre division Insignia, restée d'une discrétion confinant à l'invisibilité. Il gagne aussi une couverture dans le monde du stockage unique par son ampleur, depuis les baies de stockage haut de gamme et les logiciels de gestion documentaire jusqu'aux équipements pour particuliers. A l'heure où nombre d'usages novateurs de l'informatique viennent du grand public, confrontés de plus en plus souvent à de véritables problématiques de gestion de données, EMC y trouve des perspectives d'extension de son activité. En particulier la possibilité de mettre en place une chaîne de stockage-sauvegarde-archivage pour le grand public combinant matériels, logiciels et services en ligne, dont sa plate-forme Mozy. EMC pourrait aussi imposer largement XAM (eXtensible Access Method), un cadre logiciel pour la gestion de contenu fixe à long terme qu'il a contribué à définir.

Une gloire passée, une entreprise bon marché

Iomega ne coûte à EMC que 213 millions de dollars, montant modeste pour une entreprise qui a enregistré 336 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2007, mais seulement 10 millions de dollars de bénéfices. Si ce constructeur a survécu à la disparition du Zip, le disque amovible qui a fait sa fortune – allant jusqu'à représenter plus de un milliard du chiffre d'affaires de 1999, qui dépassait le milliard et demi – en se diversifiant vers les disques durs externes, les petits serveurs de fichiers et même les clés USB, ses marges restent rachitiques. Il y avait donc urgence pour Iomega à se redéployer. Il envisageait d'ailleurs une fusion avec un constructeur chinois.

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