La Sacem voit d'un mauvais œil les offres de musique illimitée
C'est une coïncidence du calendrier, mais la présentation par la Sacem de ses comptes pour l'année 2007 tombait le 19 juin, au lendemain de la publication par la ministre de la Culture de son projet de loi antipiratage, baptisé Création et Internet. Et c'est peu dire que la Sacem, dont le rôle est de percevoir les droits d'auteur pour les reverser aux artistes, compte beaucoup sur ce nouveau texte de loi.
Cela risque de devenir une litanie annuelle, mais la Sacem a enregistré, comme l'an dernier, une baisse de son volume de perception. Et, comme l'an dernier, elle est encore loin de pouvoir compter sur les téléchargements légaux pour compenser cette tendance. Les droits issus des supports enregistrés (DVD, CD) ont ainsi baissé de 7,7 % entre 2006 et 2007. Située à un peu plus de 129 millions d'euros, la valeur de ces droits représente désormais 15,7 % du revenu global de la Sacem, alors que cette proportion était de 21,3 % en 2003, dernière année avant la crise du marché du disque.
La rémunération pour copie privée (perçue sur la vente de nombreux supports d'enregistrement) connaît une certaine stabilité, mais surtout grâce à l'audiovisuel, notamment aux baladeurs multimédias. “ La copie privée s'est stabilisée, mais elle aura tendance à baisser dans les années à venir ”, estime Thierry Desurmont, vice-président du directoire de la société de gestion de droits. Dans ce panorama, les revenus du numérique ont encore du mal à exister malgré leur progression. Les ventes issues d'Internet et de la téléphonie mobile ont engendré plus de 6 millions d'euros de droits. C'est 0,7 % du total des perceptions de 2007 et 0,25 % de mieux que l'an dernier…
Les offres illimitées dévalorisent la musique
“ L'offre numérique est abondante, reconnaît Bernard Miyet, président du directoire, mais les revenus ne le sont pas. ” Sur les 99 centimes issus de la vente d'un titre sur iTunes Music Store, la société de gestion en récupère 7, dont 2 vont aux artistes. “ Si l'on prend les recettes issues de Deezer [site proposant de la musique à écouter gratuitement en streaming, NDLR] sur six mois, continue le président du conseil d'administration et compositeur Laurent Petitgirard, cela représente 70 000 euros. C'est grotesque, on est dans le micropaiement. ”
Certes, la Sacem est plutôt satisfaite du projet de loi Création et Internet. Mais tant qu'il n'a pas été voté et qu'il n'est pas entré en vigueur, ce qui ne devrait pas arriver avant le début de 2009, elle ne crie pas vraiment victoire. En fait, cette année, ce sont moins les pirates qui font grincer des dents de la société de gestion que les opérateurs de télécoms.
Toujours accusés de s'être développés grâce au téléchargement illégal, les opérateurs sont montrés du doigt pour la multiplication de leurs offres illimitées. D'un côté, le principe “ dévalorise la musique ”, estime Bernard Miyet. Mais par ailleurs, ces offres sont parfois conçues sans que la Sacem y ait été associée. Ou alors les opérateurs demandent au final à reverser à la société une somme moindre que celle prévue. “ On voit apparaître des offres extraordinaires de tel ou tel opérateur, et, à chaque fois, on est obligé de courir après eux pour obtenir des contrats décents. ”
En août 2007, par exemple, Neuf Cegetel lançait avec Universal une offre illimitée aussitôt dénoncée par la Sacem : aucun contrat pour la rémunération des artistes n'avait été conclu avec la société de gestion. Apparemment très remontée, la Sacem n'exclut pas des mises en demeure contre les opérateurs si ce genre de mauvaises surprises se renouvelle.

Avis sur «"La Sacem voit d'un mauvais œil les offres de musique illimitée"»
dinosaure
2 / 7 ?
Avec de tels frais de fonctionnement je comprends cette lutte déséspérée pour survivre !
Moutons ???
Adhérer à une société qui vous extorquent les 2/3 de vos gains, c'est douteux !!!
C'est peut-être...
Tout simplement, HELAS.
Ses sociétés sont comme des poux, "ILS" pompent le sang des artistes en leurs disant : c'est pour votre bien !
Et le pire, ça marche !!
Sans intention de Troll...
Tout ça pour qu'on raque un peu plus.
C'est une bonne chose
Aujourd'hui des entités commerciales prennent donc ce segment du marché, et ne le lacherons plus. C'est bien que la sacem voient ca d'un mauvais oeil, il vont se prendre la tête et quelques vérités vont peut-être sortir sur qui gagne quoi dans la chaine.
On peut déja constater qu'un distributeur dématérialisé paye des droits < à 7% de la valeur marchande, et que l'organisme récolteur absorbe 5/7 de ce qu'il perçoit (en frais de fonctionnement ?)
Au vu de ces chiffres c'est aux artistes de se battre. Nous les internautes sommes des voleurs dont l'avis est considéré de facto comme malhonnête voir inutile. Les artistes eux se font vraiment avoir, pourtant tout viens d'eux (enfin les vrais je ne parle pas des consommables fournis par les maisons de disques, mais ce n'est pas eux qu'on télécharge de tte façon)
J'sais pas..;
Ensuite pour ces derniers (les vrais artistes) il reste toujours les labels indépendant, ou le fait de créer le sien. J'suis loin d'être expert en la matière mais il me semble qu'ils ne sont pas obliger de passer par la Sacem pour mettre des droits sur leurs oeuvres, si ?
plus ou moins
Donc oui les artistes gagnent à s'autoproduire et s'autodistribuer, nous ne vendons que sur le net et en fin de concert (+qq dépot vente dans les shops d'instruments) mais nous ne sommes pas arrivé a savoir comment contourné la SACEM. Si quelqu'un sait... merci de poster a la suite
Qui sont les voleurs ?
"Sur un titre vendu 99 centimes sur iTunes Music Store, la société de gestion en récupère 7 dont 2 vont aux artistes"
C'est clair les artistes sont lésés, mais pas par les "pirates" qui eux ne font pas de gras sur le dos des artistes. Je me demande qu'elle la bonne foi d'un organisme en théorie non lucratif qui absorbe 5/7 des encaissements qu'il est censé redistribuer.
Peut-être est-il temps de revoir le fonctionnement de ce dinosaure.
Quand aux distributeur, qui verse donc un peu moins de 7% de ce qu'il encaisse sur un support, rappelons le, dématérialisé, j'ai aussi beaucoup de mal a comprendre ce qui ne lui plait pas dans ce systeme. Ah ben si, c'est pas viable et ca commence à se voir.
Au moins l'article nous apprend que la sacem change de cible. Seulement la ou elle aurait pu encaisser un licence globale, sans distributeur et dont elle n'a pas voulu, elle se retrouve avec "des licences globales commerciales" dont elle sera incapable de maitriser les modèles économique n'étant pas l'intermédiaire de perception.
Et en dernier lieux, vous les artistes qui penser perdre de l'argent a cause du piratage et qui avez été contre la licence globale, j'espere que vous comprenez mieux ce qui vous est passé sous le nez : la possibilité d'une rémunération équilibrée et sans intermédiaire ponctionnant donc 97% de la valeur commerciale de vos titres.
Certes le calcul est rapide est certainement a revoir, mais je pense qu'entre une licence globale "d'état" et des "licences globales commerciales" les artistes sont aussi perdants que les internautes. Le système de production traditionnel étant forcément appelé à muer ou mourir, on peut dire que personne n'aura rien gagné, ni sur DADVSI, ni sur HADOPI. Maintenant, demandons nous combien ont couté en temps et en argent ces beau projets de loi !
Houla
dis contrefaceur sa lui fera plaisir !
tu as vu les guillemets
Quand Antalos, je pense que nous sommes d'accord sur beaucoup de point et qu'il aura compris le sens que je donne a ce mot.
Sinon moi ce qui me fait bondir c'est le langage sms, les LOL MDR PTDR, et aussi répondre a un post qui n'apporte rien au débat. Cela dit j'y répond encore de temps a autre, comme tu le vois (et pas voi)

nos newsletters























alerter le modérateur