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matériel
Un supercalculateur dépasse la barre du pétaflop
Le Roadrunner, développé à des fins militaires par IBM et par le gouvernement américain, a atteint le million de milliards d'opérations à la seconde. C'est deux fois plus que le précédent record.
Bertrand Braux,
01net., le 11/06/2008 à 17h15
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Une fois de plus IBM vient de construire l'ordinateur le plus puissant de la planète. Baptisé Roadrunner, ce supercalculateur est capable de fournir une puissance de calcul supérieure à un pétaflop, soit un million de milliards
d'opérations par seconde, en virgule flottante qui plus est !
Cette machine vient donc surclasser de loin le leader du top 500 des systèmes les plus rapides au monde :
le BlueGene/L,
exploité actuellement au Lawrence Livermore Laboratory, en Californie, construit lui aussi par
IBM et qui affiche une puissance de calcul de 478 téraflops en moyenne et de 596 téraflops en pointe.
Ce nouveau monstre de puissance, qui a coûté pas moins de 100 millions d'euros, consolide la puissance de 6 948 processeurs Opteron à double coeur d'AMD et de 12 960 processeurs Cell, créés à l'origine pour la
console de jeux de Sony, la PlayStation 3. Fonctionnant avec Red Hat Linux, le Roadrunner dispose de 80 téraoctets de mémoire vive, occupe une surface de près de 600 m² et comporte quelque 90 km de fibre optique. Malgré sa
consommation époustouflante, 3,9 mégawatts, il affiche une excellente performance de calcul par watt : soit 376 millions d'opérations par watt.
Complètement opérationnel au début de 2009
Cette machine est installée dans le laboratoire national de Los Alamos, dans l'Etat du Nouveau Mexique. Elle devrait être complètement opérationnelle au début de 2009 et servira à réaliser « des simulations du
comportement des armes nucléaires » notamment lors de la toute première seconde après l'explosion.
Elle pourra également être employée pour des modélisations climatiques, pour de la recherche dans le domaine énergétique et en astronomie. Ce supercalculateur moderne utilise moins de 20 000 puces, tandis que le le Blue Gene/L
en utilise plus de 200 000 pour une vitesse de calcul deux fois moindre. Il calcule en une semaine ce que la machine la plus rapide il y a dix ans aurait mis vingt ans à accomplir.