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SSII
Journée d'action sur les salaires dans les SSII
A l'appel de la F3C-CFDT, des actions auront lieu demain dans toute la France. A Capgemini, la CFTC s'avoue sceptique.
Sandrine Chicaud,
01net., le 11/06/2008 à 16h45
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Devant la multiplication des conflits salariaux, notamment dans les sociétés de services informatiques (Capgemini, Atos, Euriware, etc.), la fédération F3C CFDT a décidé de lancer une journée d'action nationale le 12 juin 2008. Un
moyen d'instaurer un rapport de force avec la fédération patronale Syntec au moment où
« les négociations sur les salaires minimaux de la branche patinent »,
ainsi qu'on peut le lire dans le
tract
CFDT.
L'organisation syndicale conteste aussi la position du Syntec, qui
« prône une individualisation des salaires ».
A Capgemini, la CFDT estime que la direction reste floue dans sa réponse à la principale revendication : une augmentation collective immédiate et pérennisée dans un accord salarial. A l'approche de la réunion de négociation fixée
par la direction au 16 juin 2008, le syndicat s'inquiète.
« Outre les salaires, nous ne savons pas quels sujets seront abordés ce jour-là »,
relève Frédéric Boloré, délégué du syndicat CFDT à
Capgemini.
Demain, des salariés devraient se mobiliser dans plusieurs villes de France (Nantes, Nancy, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, etc.). A Paris, des tracts seront distribués le matin sur la grande esplanade de la Défense, un autre
rassemblement devrait avoir lieu devant le siège du Syntec, de 12 h 30 à 13 h 30. La CGT et FO ont accepté de se joindre au mouvement, contrairement à la CFTC et à la CGC. Tout en adhérant aux revendications exprimées par
l'intersyndicale sur les salaires, la
CFTC
n'est pas convaincue de l'utilité d'une grève et ne souhaite pas y participer alors que les négociations sont ouvertes.
Faible mobilisation des salariés
« Sur un sujet comme le pouvoir d'achat, qui semblait motiver les salariés, il y a eu trois grèves successives, soutenues par toutes les organisations syndicales, ce qui est rare. Mais elles n'ont mobilisé que
10 % des salariés environ. Je doute que nous puissions faire mieux »,
explique Louis Duvaux, responsable de la section CFTC de Capgemini. Pour ce responsable syndical, le problème du pouvoir d'achat dans la
SSII ne concerne que peu les 60 % de salariés ayant moins de cinq ans d'expérience, mais plutôt les 40 % restant.
« Et, parmi eux, la moitié des gens sont satisfaits de leur sort, l'autre moitié, susceptible de se
sentir concernée par une grève, ne se sent pas forcément prête à l'annoncer à son patron »,
analyse-t-il.
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