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emploi
S. Antignat (Alten) : « Il n'y a pas de méthode miracle de recrutement »
3 000 ingénieurs dans le monde, 2 300 en France, la SSII affiche des projets d'embauche importants. Un objectif difficile à tenir.
Sandrine Chicaud,
01net., le 30/04/2008 à 18h05
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Dans une interview, Sandrine Antignat, responsable de la communication et du développement des ressources humaines d'Alten revient sur ses méthodes de recrutement et notamment sur l'Alten Job Tour, que la SSII organise du 19 au
29 mai 2008.
01net. : Alten recrute 3000 ingénieurs en 2008 dont 2 300 en France. Quels sont les profils recherchés ?
Sandrine Antignat :
Alten prévoit d'embaucher 45 % de jeunes diplômés, 40 % de professionnels ayant jusqu'à cinq ans d'expérience et 15 % au-delà de cinq ans. Nous devons répondre à l'ensemble
des besoins technologiques de nos clients grands comptes. Du coup, nous intervenons aussi bien dans la phase de conception des produits que dans la R & D ou la phase d'industrialisation.
Les postes à pourvoir concernent plusieurs domaines : la mécanique, l'électronique et la microélectronique, les télécommunications et l'informatique industrielle, le management de projets, les systèmes embarqués ou
encore l'information et le réseau.
Où se situent les postes à pourvoir ?
En France, la moitié des postes sont à pourvoir à Paris, et l'autre moitié en régions, à travers une douzaine d'agences. Alten recherche aussi près de 700 ingénieurs à l'étranger, essentiellement en Europe (Espagne, Suisse,
Benelux, Roumanie, République tchèque, Allemagne, etc.).
Le groupe entend, d'ici à 2010, faire passer ses effectifs de 10 500 collaborateurs à 12 000, soit 1 500 personnes en plus. Comment expliquez-vous cet écart avec les 2 300 ingénieurs recherchés
cette année en France ?
12 000, c'est l'hypothèse basse. Alten pourrait compter jusqu'à 16 000 personnes.
... est-ce que cela signifie aussi que le turnover est important ?
Il n'est pas plus élevé que la moyenne du secteur (environ 12 %). Je préfère parler de pénurie sur les profils d'ingénieurs, notamment dans les métiers de l'informatique et des télécoms. D'abord, aujourd'hui, seulement
27 000 ingénieurs sortent des écoles par an, ce qui n'est pas suffisant.
Ensuite, il existe une forte surenchère dans certaines industries. Des ingénieurs obtiennent jusqu'à 30 % d'augmentation. Enfin, Alten est encore vu par des candidats comme un tremplin dans la carrière d'une jeune diplômé. Tous ces
facteurs rendent le recrutement plus difficile.
Quelles sont vos principales méthodes de recrutement ?
Aujourd'hui, 60 % de nos embauches sont effectuées par les sites d'emploi, 20 % par la cooptation et 20 % par les relations d'écoles.
Compte tenu des tensions qui existent sur le recrutement de certains profils, est-ce qu'Alten doit s'efforcer d'innover dans ce domaine ?
Oui mais je pense qu'il n'y a pas forcément de « méthode miracle ». Je ne suis pas convaincue de l'efficacité de Second Life ou de Facebook pour recruter. En revanche, je pense qu'il est important de soigner
notre notoriété. En organisant « l'Alten Job Tour », nous partons à la rencontre des candidats dans 10 villes en France. C'est un autre état d'esprit, une nouvelle manière d'aller vers les candidats. Une telle démarche
d'ouverture vise à faire connaître Alten, ses métiers, mais aussi à vendre les SSII qui n'ont pas forcément une bonne image auprès des candidats.
Quelles actions menez-vous avec les écoles ?
Nous intervenons dans les cours (sur la gestion de projets par exemple) et nous travaillons sur notre notoriété en participant, notamment au concours en ligne WinStrat. Plus original, nous avons également signé un accord de coopération
avec le
réseau n+i
pour aider des étudiants indiens à venir étudier en France et à suivre des stages chez nous.
Que faites-vous pour convaincre les collaborateurs qui s'interrogent sur les opportunités de carrières en SSII ?
Nous avons entamé un gros travail en interne pour rendre compréhensibles les filières d'évolution, les différentes passerelles qui mènent d'un métier à un autre. Il s'agit de cartographier les emplois et les compétences. C'est important
pour attirer des candidats mais aussi pour favoriser la mobilité interne.
A la fin du prochain semestre, nous allons regarder comment les collaborateurs peuvent individuellement s'inscrire dans ces filières. Depuis un an, nous avons aussi créé la fonction de chargés ressources humaines pour s'occuper
spécifiquement de la carrière des ingénieurs et du suivi des consultants. Ils sont une quinzaine en France.
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