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scandale
Des épaves d'ordinateurs revendues à des écoles du Sénégal
Un diocèse de Casamance a déposé une plainte contre X auprès du tribunal de Nanterre après avoir commandé pour 14 000 euros de matériel informatique... qui s'est révélé bon pour la casse.
Philippe Crouzillacq,
01net., le 29/04/2008 à 19h55
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L'Afrique n'est pas une poubelle. C'est le message fort qu'entendent faire passer aujourd'hui les avocats du diocèse sénégalais de Kolda, en Casamance. Ils viennent de déposer plainte auprès du tribunal de Nanterre pour
« tromperie sur la marchandise », « mise en danger de la vie d'autrui » et « transfert illicite de déchets ».
Au coeur de cette affaire, révélée lundi 28 avril par
Le Parisien,
une opération de revente d'ordinateurs, de Minitel (sic) et d'imprimantes provenant d'agences de la Société générale et à destination
des écoliers sénégalais, effectuée par une société de nettoyage, VSH (pour « la volonté au service de l'hygiène »), installée à Malakoff, près de Paris.
VSH, en contrat avec la banque pour des prestations d'enlèvement de matériel, aurait revendu les machines récupérées, et induit en erreur le destinataire final sur la nature des marchandises à livrer.
« Ces gens-là sont des escrocs »,
explique à
01net
. Me Paul Dieme, avocat du diocèse sénégalais.
« Vérification faite, il ne s'agit que
d'une société de nettoyage, qui ne dispose même pas d'autorisation officielle pour retraiter du matériel informatique. »
Ecoutez la réaction de l'abbé Olympio, directeur de l'enseignement catholique dans la région de Kolda.
14 000 euros pour du matériel hors d'usage
« Moyennant une facture de 14 000 euros, plus une surtaxe qui a dû être payée à la douane, le diocèse de Kolda s'est retrouvé avec sur les bras des machines hors d'usage, des ordinateurs sans disque dur
datant pour certains du début des années 1990, des imprimantes cassées, et des Minitel »,
poursuit Me Dieme. L'essor de la télématique sénégalaise étant ce qu'il est, on imagine aisément l'impasse technique au moment
d'installer tout cela dans les écoles de Casamance...
José Vilchez, le gérant de la société de nettoyage VSH, qui n'en serait pas à la première opération de ce type, était aujourd'hui injoignable. Quant à la Société générale, elle tient à préciser qu'elle n'a été saisie à ce jour d'aucune
demande dans cette affaire.
Pour la banque,
« les vieux matériels qui ont pu être confiés par certaines de ses agences à la société VSH l'ont été uniquement à des fins de destruction après suppression de toutes les données et conformément
aux règles en vigueur, et en aucune façon pour être distribués à des associations tant françaises qu'étrangères ».

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