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matériel
La France veut rattraper son retard en termes de puissance de calcul
Visite en images du Centre de calcul recherche et technologie qui vient de faire l'acquisition d'un supercalculateur de 300 téraflops.
Stéphanie Renault et Bérengère Lepesqueur,
01net., le 18/04/2008 à 15h20
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La France est en retard ! Loin derrière les Etats-Unis, voire le Japon ou l'Allemagne, l'Hexagone peine en matière de puissance de calcul proposée à ses chercheurs. Pourtant, celle-ci est stratégique pour les Etats. Stratégique car
elle fournit aux chercheurs et à l'industrie des capacités de simulation indispensables, et permet donc de faire progresser la recherche et la compétitivité industrielle.
Par exemple, le
Projet Horizon,
qui vise à simuler la moitié de l'univers observable. Il aura fallu deux mois de calcul sur le supercalculateur Platine du CCRT (l'équivalent de
1 000 annés de calcul pour un ordinateur personnel) pour réaliser cette simulation qui va permettre d'améliorer notre compréhension des mécanismes de formation des structures de notre univers.
L'Etat semble avoir pris conscience du problème et a lancé plusieurs programmes. En premier lieu, il a créé le Genci, Grand équipement national de calcul intensif, qui regroupe le CEA, le CNRS, les universités et lui-même. Doté de
25 millions d'euros de budget annuel, le Genci a pour mission la maîtrise d'ouvrage des futurs supercalculateurs, mais aussi la participation à Prace, le futur grand supercalculateur européen.
Une capacité multipliée par 21
Première réalisation du Genci, l'acquisition d'un nouveau supercalculateur Bull Novascale, d'une puissance de calcul tutoyant les 300 TFlop (téraflop). Installé au Centre de calcul recherche et technologie, déjà équipé d'un
supercalcutateur Platine d'environ 50 Tflop, il sera mis en service en avril 2009.
D'autres projets sont en cours, comme l'installation par le CNRS à l'Idris (1) de deux machines, d'une puissance cumulée de plus de 200 Tflop. De quoi passer de 20 Tflop en 2007 à plus de 420 Tflop début 2009 puis au
pétaflop à l'horizon 2010.
(1) Institut du développement et des ressources en informatique scientifique.