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libertés publiques
(Mise à jour) Google primé aux Big Brother Awards
Le palmarès de la huitième édition des mordants « BBA », qui s'est déroulée à Paris le 21 mars dernier, a fait la part belle comme chaque année aux nouvelles technologies.
Philippe Crouzillacq,
01net., le 26/03/2008 à 10h40
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Mise à jour du 28 mars 2008
A l'heure qu'il est,
le futur ex-PDG de la Fnac
doit se morfondre. Contrairement à ce que nous indiquions en titre lors de notre précédente
parution, il ne figure pas au palmarès 2008 des très prisés BBA (Big Brother Awards). Peut-être retentera-t-il sa chance pour la prochaine édition ? Les organisateurs des BBA nous font en effet fait savoir que M. Olivennes n'était que
« nommé » en 2007. Dont acte.
Les internautes qui iront consulter
ledit palmarès,
pourront y lire que, dans la catégorie Orwell Entreprises,
« accusé de promouvoir la surveillance des
internautes »,
Denis Olivennes
« emporte »
la troisième place. Si l'on emporte quelque chose, c'est que l'on ne repart pas forcément bredouille. Mais
l'interprétation de la langue française a ses mystères, que le journaliste ignore parfois.
A l'insu de son plein gré.
Première parution le 26 mars 2008
Google et Denis Olivennes primés aux Big Brother Awards
Le palmarès de la huitième édition des mordants « BBA », qui s'est déroulée à Paris le 21 mars dernier, a fait la part belle comme chaque année aux nouvelles technologies.
Les Oscars, et les Césars cela n'a jamais vraiment été pour eux. Mais en matière de remise des prix, ils viennent de décrocher un Orwell... Un lot de consolation dont ils se seraient bien passés. Brice Hortefeux, Denis Olivennes,
Google ou bien encore le ministère de l'Education nationale figurent au palmarès 2007 des très sérieux Big Brother Awards. Les BBA sont
remis chaque année
dans une quinzaine de pays.
L'objectif est, selon les organisateurs, de saluer
« les institutions, les sociétés ou les personnes s'étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la
surveillance et du contrôle des individus ».
En France, la cérémonie s'est déroulée à Paris le 21 mars dernier. Comme à Cannes ou à Hollywood, les nominés aux Orwell sont classés par catégories, dont l'une des plus prisées est assurément celle concernant l'Etat et les élus.
Vidéosurveillance ou vidéotranquillité ?
Internet étant un outil plein de ressources, MM. Ghenassia et Cazenave, respectivement directeur de la sécurité et procureur du Var, avaient décidé d'en faire bon usage en mettant en place
« une messagerie
appelant à la délation »,
selon les BBA (elle n'a finalement
pas vu le jour).
Ils ne repartent pas bredouille et se sont vu décernés une très méritant accessit dans la catégorie
« Orwell Novlang ». A côté, les sorties sur la vidéosurveillance, qualifiée de
« vidéotranquillité »
par de Philippe Goujon, nouveau député-maire du XVe arrondissement de
Paris, font presque pâle figure.
Enfin grand classique, Google a été récompensé
« pour l'ensemble de son oeuvre »,
pour avoir
« placé sous surveillance l'ensemble des internautes du monde
entier ».
Le géant de l'Internet arrive devant le fichier « Base Elèves » du ministère de l'Education nationale, qui vise à placer sous surveillance
« l'ensemble des enfants de
France ».
Un objectif géographiquement moins ambitieux, qui ne mérite donc pas la première place, soulignent avec force ironie les organisateurs des Big Brother Awards.

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