











Après cinq ans de bons et loyaux services, le PDG de la Fnac, Denis Olivennes, fait ses cartons et part pour Le Nouvel Observateur, où il occupera à partir de l'été prochain les fonctions de directeur général délégué. D'un point de vue idéologique, la greffe devrait prendre assez facilement. Denis Olivennes “ se tient entièrement sur la ligne intellectuelle et politique que Jean Daniel et moi avons défendue depuis toujours ”, a déclaré au journal Le Monde le fondateur de l'hebdomadaire, Claude Perdriel.
En sera-t-il autant du point de vue numérique ? Rien n'est moins sûr. Pour s'en convaincre, il suffit de rappeler que, sur la question du téléchargement numérique, Le Nouvel Obs et son futur dirigeant cultivent depuis plusieurs années des positions diamétralement opposées.
En 2005, l'hebdomadaire avait lancé un appel à l'intitulé provocateur, “ Nous sommes tous des pirates ”, dans lequel il dénonçait les sanctions prise à l'encontre des internautes et préconisait la mise en place de “ licences légales ”. Un mécanisme qui aurait permis l'échange de contenus à des fins non commerciales, contre le paiement d'une redevance par leurs seuls utilisateurs. Denis Olivennes y reste fermement opposé, comme l'a souligné à l'automne dernier son rapport sur les divers moyens de lutter contre le piratage de contenus culturels sur Internet.
















