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En marge des troisièmes états généraux de l'ASP organisés à Paris par l'ASP Forum fin janvier, le cabinet IDC vient de publier deux études. La première dissèque le marché du PGI en Europe en 2006 et évoque notamment le mode “ on demand ”. La seconde évalue le marché global du Software as a service dans l'Hexagone en 2007.
Application Service Provider (ASP), Software as a service (Saas) ou “ on demand ”… les dénominations sont nombreuses et, si l'on parle dans tous les cas d'un logiciel accessible en ligne, chaque appellation n'englobe pas les mêmes notions. Pour sa part, le cabinet d'études IDC segmente le marché des applications Software as a service entre, d'un côté, la gestion d'applications hébergées ou externalisées, et, de l'autre, le mode à la demande qui implique des applications mutualisées et multitenant (une seule instance applicative pour plusieurs clients), accessibles en ligne contre un loyer mensuel.
Ce dernier segment se porte bien selon les résultats de son enquête : il a connu une croissance de 63 % en 2006 sur la zone Europe de l'Ouest. Certes, mais il faut dire que ce créneau minuscule partait quasiment de zéro et, fin 2006, il ne représentait que 0,25 % du marché européen du progiciel de gestion intégré. Celui-ci étant estimé à 6,4 milliards d'euros (licences et maintenance comprises), cela donne 16 millions d'euros pour le modèle à la demande. Un chiffre si faible qu'il est à manipuler avec précaution tant la marge d'erreur est grande.
Selon le cabinet IDC, l'enthousiasme des entreprises demeure globalement modéré face à l'adoption du mode à la demande. Celui-ci n'a représenté que 1,3 % du marché du logiciel en France en 2007 et ne devrait atteindre que 2,9 % en 2011. Là encore “ le PGI à la demande n'est pas assez significatif pour être évalué seul ”, explique Bruno Teyton, analyste pour IDC. Ce constat pourrait évoluer à l'avenir car l'année 2007 a vu la mise sur le marché de nombreuses nouvelles offres.
SAP, notamment, compte beaucoup sur sa toute nouvelle offre Business Bydesign et espère bien faire signer une centaine de clients d'ici à la fin de l'année dans l'Hexagone. Les progiciels de gestion intégrés Divalto ou X3 ont également fait l'objet d'annonces, ainsi que les produits d'éditeurs verticaux.
Ces solutions logicielles ont en commun de cibler plutôt les sociétés de petite ou moyenne taille. Ce qui explique son absence de la gamme de certains éditeurs. “ Le côté packagé de l'offre à la demande l'oriente plus vers le bas du marché ”, explique Ouarda Lunetta, directrice marketing de Qualiac, éditeur de progiciels de gestion intégrés pour entreprises moyennes. Chez Lawson, on note que les clients restent “ très partagés, voire peu concernés par un PGI à la demande ”. L'américain prévoit toutefois, pour les mois à venir, un logiciel de ressources humaines disponible selon ce mode.
De même, Oracle n'est présent sur ce créneau qu'à travers son offre de gestion de la relation clients Siebel CRM à la demande. Pas pour le PGI, “ pour lequel il n'y a pas encore vraiment de marché ”, explique Jean-Jacques Triboulet, responsable du midmarket pour la France chez Oracle. L'éditeur propose bien, depuis huit ans, une offre baptisée Oracle on Demand, mais celle-ci rentre en fait dans la catégorie des applications hébergées, avec une instance par client. Un mode d'exploitation nettement plus développé de la part des acteurs du PGI.
Ces PGI, disponibles en mode à la demande, ne représentent qu'une fraction des PGI accessibles en ligne, les autres rentrant dans la catégorie applications hébergées.
















