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La performance en toute sécurité
Prix du projet grand compte
Plus qu'en exhibant des vitrines clinquantes, c'est en huilant les rouages de leur SI que les entreprises tentent d'asseoir leur pérennité et préparent leur avenir.
La rédaction,
01 Informatique (n° 1937), le 21/02/2008 à 07h00
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Toujours plus. Sous la pression de l'actionnaire, l'entreprise doit être performante, se montrer attirante. Mais l'innovation ne doit pas être de façade. Elle doit s'inscrire en dur dans une stratégie globale
et prendre racine jusque dans les processus internes. Ce sont plus souvent les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Face à la concurrence, celui qui ne veut perdre sa place part donc à la chasse. Chasse au gaspi pour commencer.
C'est le projet qu'a mené Saint-Gobain Sekurit, grâce à un système de MES (Manufacturing Execution System) couplé à son PGI. Il calcule les coûts de production réels de tous ses produits. Ces informations permettent, notamment, de
remettre en cause certains processus afin de les améliorer. Chasse aux intrus, ensuite. La DGA (Délégation générale pour l'armement) ne perdra pas sa place, certes. Mais accélérer les procédures de gestion des dossiers d'agrément pour
exportation lui a imposé un projet de dématérialisation hautement sécurisé. Authentification forte à toutes les étapes clés des échanges, coffre-fort électronique : rien n'a été laissé au hasard. Chasse aux erreurs, enfin. Soucieuse de son
image et de la réduction des coûts de traitement, Ixis CIB s'est donné les moyens de traquer les anomalies de gestion des paiements. Sa solution : un système de BAM (Business Activity Monitoring) qui surveillent toutes les transactions et
permettra d'améliorer son service client.
PREMIER PRIX : SAINT-GOBAIN SEKURIT. Le coût réel par article produit dans les différentes usines est calculé à partir des données collectées par une solution d'exécution des opérations industrielles (MES).
La maîtrise des flux et des coûts logistiques
Près d'une voiture sur deux qui roule en Europe est équipée d'un vitrage fabriqué par Saint-Gobain Sekurit. Malgré cette position dominante, le leader européen du verre automobile n'échappe pas à la redoutable
pression des clients sur les coûts de fabrication. Il est aussi confronté à la complexité croissante de ses produits. Souhaitant dégager une vision globale de ses usines et zones de stock, l'industriel lance en 2002 une vaste refonte des
processus et du système d'information, accompagnée d'une nouvelle organisation. Il a besoin de déterminer son coût réel global par type de pièce produite à partir de coûts locaux très différents, et de le comparer à son « coût
standard » de budget. Le groupe opte rapidement pour un PGI centralisé (d'origine SAP) couplé à une solution décentralisée de gestion de la fabrication (FlexNet) et des flux logistiques. « Nous voulions aboutir à la solution
la plus complète possible, et pouvant descendre le plus bas possible dans les usines, explique Pascal Ober, directeur des centres de compétences du pôle Vitrage. Ces derniers jours, Saint-Gobain vient d'équiper le Mexique, le dernier de ses
44 sites dans le monde. Déjà, la solution lui permet de faire la chasse aux gaspillages, de gagner en précision dans les discussions avec ses clients, et de planifier sa logistique au niveau européen. Il est désormais question de la répliquer dans
sa division Transport.
Activité
Fabrication de verre pour l'industrie automobile.
Siège
Compiègne (60).
Effectif
14 058 personnes.
CA 2007
1,96 Md€.

Deuxième prix : Délégation générale pour l'armement (DGA). Les logiciels de Dictao signent les PDF envoyés par les industriels de l'armement, puis les stockent dans un coffre-fort électronique.
Une dématérialisation de niveau secret défense
Un projet de dématérialisation, c'est d'abord un chantier technique. Surtout quand il concerne des données aussi sensibles que les dossiers d'agrément pour exportation soumis par les industriels à la Délégation
générale pour l'armement (DGA). Cette dernière a donc « blindé » les procédures d'échange électronique. Tout d'abord, les industriels empruntent le réseau espace-partenaires (une surcouche d'ENX,
l'extranet des constructeurs automobiles) pour s'authentifier. La DGA s'est ensuite appuyée sur le format de fichier PDF. Elle a renforcé sa sécurité à l'aide des outils de Dictao, dont les logiciels sont certifiés EAL3+.
L'applet Adsigner, installée dans le logiciel Acrobat Reader, permet de signer les documents envoyés. La DGA accuse réception en signant à son tour le document via Signature Server. Et, au bout de six mois, les documents sont basculés dans un
coffre-fort électronique (Secure Storage Server). Mais la réussite d'un projet de dématérialisation nécessite aussi l'adhésion de toutes les parties. Sur ce point, la DGA peine à faire adopter sa politique de sécurité (par exemple,
avec la mise en place d'un poste déconnecté du réseau local). Les grands industriels renâclent.
Activité
Equipement des forces armées : 1 000 programmes en cours, 9,4 Md€ de commandes passées. Export : 5,5 Md€ de commandes.
Localisation
Paris et 25 autres centres en France.
Effectif
18 300 personnes.

Troisième prix : Ixis CIB (Natixis). La banque a misé sur une supervision métier pour réduire les incidents bancaires. Cette solution gère aussi les transactions du nouvel ensemble issu de sa fusion avec Natixis au 1er janvier
2008.
Des erreurs de traitement des paiements en chute
Comment améliorer la production d'une chaîne de traitement des paiements ? Pour la société bancaire Ixis CIB, la réponse passait par la mise en place d'une plate-forme de supervision BAM (Business Activity Monitoring).
C'est ainsi que, début 2007, après un an d'exploitation de la solution BVP (Business Vision Payment) de Systar, une baisse de 40% des incidents de traitement des paiements était constatée. Ce projet BAM consistait à faire de BVP une
plate-forme de surveillance des applications du back office et des flux MQSeries, capable d'alerter de façon proactive les exploitants et de superviser le traitement des anomalies. Il fallait apporter le plus grand soin au paramétrage de BVP,
pour définir les règles de surveillance et s'assurer que le niveau des seuils d'alertes correspondait aux besoins opérationnels. D'où une phase de réglage de plusieurs mois, durant laquelle un prototype BVP avait été mis à la
disposition des exploitants. Aujourd'hui, cette approche méthodique porte ses fruits : la solution est gère des volumes de transactions cinq fois plus importants qu'auparavant, suit à la fusion des opérations d'Ixis CIB et
Natixis.
Activité
Banque de financement des entreprises et institutionnels.
Siège
Paris
Produit Net Bancaire
7,3 Md€ (en 2006).
Effectif 2008
23 000 personnes.
