











Télécharger de manière illimitée de la musique, des jeux, des vidéos et des créations multimédias pour quelques euros par mois, pouvoir conserver ces contenus à vie et les partager, légalement, avec ses amis… C'est un rêve de consommateur. C'est aussi le pari que tente aujourd'hui, mardi 19 février, Vivendi avec Zaoza.
Le service est accessible depuis les téléphones mobiles et les PC et de manière illimitée moyennant un abonnement de trois euros par mois (sans engagement de durée). Pas question pour autant de puiser à volonté dans les catalogues entiers des grandes filiales du groupe, comme celui d'Universal Music, ou de Vivendi Games. Au contraire, avec Zaoza, l'option retenue est la distribution de contenus originaux et quasi exclusifs. Un catalogue en perpétuel renouvellement qui va de James Blunt à David Guetta, en passant par Alizée, Kelly Rowland, ou Sébastien Tellier et les “ Concerts à emporter ”, Moot-Moot ou Les Lascars. Sans négliger les créations originales d'un artiste de rue, tel Jean Faucheur, ou du peintre américain Susan Shup. Côté jeux vidéo, les abonnés auront accès à des titres pour téléphones mobiles comme Urban Attack, Swat Force ou Crash Racing.
Depuis le mois de novembre 2007, les utilisateurs de téléphones mobiles et de PC ont eu un avant-goût du service en s'inscrivant gratuitement sur le site vitrine, Magic Zaoza. Il faut croire que le buzz a bien fonctionné puisque, à la veille du lancement de la version bêta du site, la communauté Zaoza comptait près de 116 000 utilisateurs qui ont effectué près de 800 000 téléchargements. “ Ce sont nos ambassadeurs, explique Cédric Ponsot, directeur général de Vivendi Mobile Entertainment. Pour quelques semaines encore [jusqu'au 31 mars, date de l'ouverture du site au grand public, NDLR] ils peuvent tester Zaoza dans sa version quasi définitive et partager leurs contenus coups de cœur avec leurs amis. ”
Des amis qui devront, bien entendu, être membres de Zaoza pour profiter du service. Pour l'heure, chaque abonné peut ainsi partager un contenu donné avec cinq amis au maximum. A eux les vidéos ou les morceaux transmis, sans possibilité, toutefois, de les transférer à un tiers.
Zaoza devrait séduire, car le service répond à deux attentes fortes du consommateur, à savoir la faculté de conserver définitivement un contenu à vie, et cela pour un coût somme toute assez modique de 3 euros par mois (le prix d'un magazine ou d'une sonnerie de téléphone mobile). Deux conditions qui n'étaient pas remplies jusque-là – et à cette échelle – par les services existants.
Voir le reportage vidéo sur le lancement de Zaoza.
En lançant Zaoza, Vivendi a opté pour une approche pragmatique. Il faut dire que le groupe a longtemps vécu dans le souvenir de l'échec retentissant, au seuil des années 2000, du portail grand public Vizzavi, symbole éphémère de la convergence technologique version Jean-Marie Messier. Le projet Zaoza, d'un investissement initial évalué “ un peu au-delà de la dizaine de millions d'euros ”, dixit Cédric Ponsot, devrait atteindre son point d'équilibre à partir de quelques centaines de milliers d'abonnés. L'objectif étant de séduire 500 000 utilisateurs en France d'ici à la fin de l'année 2008.
“ A partir de là, Zaoza, qui exclut tout modèle publicitaire, devra s'autofinancer pour passer de pays en pays ”, souligne Cédric Ponsot. Des ouvertures sont déjà envisagées en Allemagne, au Royaume-Uni et sur d'autres marchés européens.
Si Zaoza réussit son pari, ce sera tout bénéfice pour Vivendi qui contribuera à accélérer la croissance du projet grâce à sa puissance de frappe. Mais si le public n'était pas au rendez-vous, cela n'impacterait que peu les finances du groupe.
















