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emploi
Sur Facebook, les entreprises transforment leurs salariés en recruteurs
Les employés inscrits sur le réseau social se verront proposer une application leur permettant de diffuser les postes à pourvoir en interne.
David Maume,
01net., le 19/02/2008 à 18h05
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Facebook
continue de jouer les trouble-fête sur le marché du recrutement. Déjà utilisé par les chasseurs de tête en quête de profils
intéressants, ce réseau social venu des Etats-Unis s'enrichit aujourd'hui d'applications permettant aux entreprises de recruter des collaborateurs.
En France, où Facebook compte déjà 1,3 million d'inscrits bien que le site soit encore en anglais (l'arrivée d'une
version française
est imminente), la première application de ce type baptisée « Work with me » est commercialisée par l'agence de
communication RH TMPNEO.
La première année, la location de cette application coûte 16 000 euros. Les groupes L'Oréal, Areva, CSC et Unilog-Logica CMG l'ont achetée et s'apprêtent à la proposer à leurs employés.
« Nous envoyons un e-mailing demain à 300 salariés qui sont inscrits dans un des groupes officiels Areva sur Facebook (Areva Corp., Areva T&D, etc.). Chacun sera libre d'installer ou pas
l'application »,
explique Corinne Descours, directrice de la communication RH d'Areva.
Grâce à cette application, les salariés inscrits sur Facebook peuvent partager avec leurs amis (également membres du réseau social) les offres d'emploi proposées en interne.
Echange d'informations sur le poste à pourvoir
Leur rôle ne se limite pas à la transmission de toutes les offres.
« Ils peuvent aussi n'afficher que les offres qui correspondent à leur activité. L'application permet de filtrer les annonces selon
la fonction (marketing, technique, etc.), le pays et la filiale »,
expose Corinne Descours.
Les amis intéressés par ces offres peuvent alors cliquer sur un lien qui les dirige sur le site de recrutement du groupe.
« Comme les personnes se connaissent déjà, elles s'échangent également des
informations sur le poste, sur l'encadrement et sur les conditions de travail. C'est là que le dispositif devient vraiment intéressant »,
déclare Thomas Delorme, responsable stratégie interactive de
TMPNEO.
Chez Areva, comme chez la majorité des autres entreprises clientes, l'utilisation par les employés de
« Work with me » n'est pas rémunérée. « Pour l'instant, seul
Unilog-Logica CMG a décidé d'inclure notre application dans un programme existant donnant droit à des primes de cooptation (qui récompensent les employés qui amènent des candidats) »,
précise Thomas Delorme.
« Nous avons mesuré qu'avec les méthodes de cooptation nous avions 30 % de démissions en moins »,
argumente Corinne Descours. Selon elle, les personnes qui connaissent les
coulisses de l'entreprise avant d'y rentrer sont plus susceptibles d'y rester.
Un risque calculé de ne plus maîtriser la communication
Avec Facebook, les entreprises veulent aller encore plus loin dans l'ouverture. Pourtant le risque de ne plus maîtriser leur communication est bien réel. Corinne Descours reconnaît avoir longuement pesé le pour et le contre
avant de se lancer dans l'opération.
« De toute façon, les employés créent déjà des blogs qui donnent une idée de l'ambiance qui règne dans une entreprise »,
rassure Thomas Delorme.