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SSII
T-Systems apporte le poste de travail par le réseau
Le prestataire a mis en place un service infogéré de virtualisation du PC, permettant de se connecter avec une clé USB.
Gilbert Kallenborn,
01net., le 18/02/2008 à 11h54
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T-Systems, filiale de l'opérateur Deutsche Telekom, vient de présenter une nouvelle offre d'infogérance qui propose aux entreprises de remplacer tout ou partie de leurs parcs informatiques par des clients légers ou lourds
(qui se comportent alors comme des clients légers), administrés à distance et la demande.
L'idée de T-Systems est de préserver l'environnement de l'utilisateur, qui pourra accéder comme avant à ses données et à ses applications, et même disposer d'une interface personnalisée. Techniquement, cette
virtualisation du poste de travail s'appuie sur une combinaison de trois offres logicielles : Microsoft Terminal Services pour les environnements Windows,
No Machine NX Server
pour les environnements Linux et, éventuellement, VMware ESX Server pour virtualiser les anciennes applications 16 bits dans des machines virtuelles 32 bits avant de
les exporter sur les terminaux.
Une économie jusqu'à 30 % sur les coûts de fonctionnement
Dans cette offre d'infogérance, qui est disponible dans le monde entier, T-Systems se charge de tout. Il exploite, délivre et maintient tous les matériels et logiciels de façon centralisée, depuis l'un de ses datacenters.
Les terminaux sont mis à disposition contre un loyer mensuel fixe. Tous les autres services, comme l'utilisation des logiciels, le stockage de données ou la sécurité, sont facturés en fin de période en fonction de la consommation.
De plus, l'utilisateur peut accéder à son poste de travail depuis n'importe quel autre ordinateur, grâce à une clé USB spéciale qui rapatrie son environnement virtuel par une connexion sécurisée (VPN). La clé USB intègre
même une solution de voix sur IP qui lui permet d'être joint sous son numéro de téléphone classique et de passer des coups de fil à des tarifs avantageux.
La filiale de l'opérateur allemand positionne son offre comme une alternative aux postes informatiques traditionnels, avec à la clé une économie allant jusqu'à 30 % sur les coûts de fonctionnement.
« Notre solution est particulièrement adaptée pour des parcs informatiques à partir de 300 postes. Pour un client léger complètement administré, les tarifs démarrent à partir de 29 euros par mois, hors licences
logicielles »,
explique Gerd Woern, responsable Desktop Services chez T-Systems.
Un premier déploiement serait déjà en cours dans le centre d'appel d'un acteur dans la logistique. Ce type de projet est emblématique.
« Comme les postes ont tous une configuration identique, le gain apporté
par une administration centralisée est énorme »,
précise Gerd Woern.
Microsoft met également le cap sur la virtualisation du poste de travail
La solution de T-Systems sera exposée à l'occasion du prochain Cebit, qui se déroule à Hanovre du 4 au 9 mars 2008. Il est très probable que d'autres acteurs se positionneront sur ce créneau au cours de
l'année.
« La virtualisation du poste de travail est le prochain Graal. Nous prévoyons une explosion des demandes dans les vingt-quatre prochains mois »,
explique Alain Le Hegarat, responsable ventes et
marketing division plate-forme d'entreprise au sein de Microsoft France.
L'éditeur de Redmond prépare d'ailleurs soigneusement le terrain. Il a étendu sa
collaboration avec Citrix
pour assurer l'interopérabilité entre Windows Server 2008 et la future solution de
virtualisation du poste de travail XenDesktop. En 2007, il avait déjà introduit une nouvelle licence baptisée Vista Enterprise Centralized Desktop, qui permet d'utiliser Vista Enterprise dans des machines virtuelles, avec à la clé une
tarification annuelle au nombre d'instances.
Mais on est encore loin de l'idéal des infogéreurs comme T-Systems, qui aimeraient bien pouvoir vendre aux clients des instances Vista avec une tarification réellement à la demande. Ce sera peut-être pour 2008.