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télécoms
Gandi imagine l'hébergement à l'heure
Flexibilité maximale, adéquation au plus près des besoins, prestations « à la demande », Gandi se lance dans l'hébergement.
Stéphanie Renault,
01net., le 11/01/2008 à 17h20
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« L'hébergement est sclérosé ! »,
s'exclame Stephan Ramoin, responsable de Gandi. Le spécialiste de l'enregistrement des noms de domaine (registrar) se lance dans l'hébergement et
compte bien secouer le marché. Jusqu'à permettre de faire de l'hébergement pour une heure.
« Aujourd'hui, soit vous êtes hébergé sur un serveur et c'est figé, soit vous êtes sur un serveur ou un ensemble de serveurs mutualisés
et vous avez des possibilité d'évolutions limitées. Le principal problème, c'est que les clients ne consomment pas forcément ce dont ils ont besoin. »
Gandi, issu du monde communautaire, a donc décidé d'offrir des services
d'hébergement, qui s'adaptent très exactement à ce dont vous avez besoin.
Dès la reprise de Gandi il y a deux ans et demi,
Stephan Ramoin, venu de Lycos Europe, avait dans l'idée de développer une offre
d'hébergement. Elle s'est ouverte le 7 janvier en bêta, la version finale étant prévue entre fin janvier et mi-février. Gandi a choisi une plate-forme de virtualisation Xen, au-dessus de laquelle il a développé une couche applicative qui va
gérer l'allocation des ressources et la flexibilité.
« Cette couche est totalement indépendante de Xen, et nous pouvons tout à fait changer de plate-forme de virtualisation »,
insiste Stephan Ramoin.
64 parts dans chaque serveur
Pour assurer le maximum de flexibilité, Gandi a divisé chacun de ses serveurs (des Dell PowerEdge 6950 pourvus de quatre processeurs AMD dual-core avec une mémoire vive de 16 Go DDR, une connexion de 1 Gbit redondante,
320 Go de disque par machine montés en RAID6) en 64 « parts ». Une part est donc égale à 256 Mo de mémoire garantie, 5 Go de disque en RAID6 réservés aux données (le système est sur un autre disque) et 1/64e de
100 Mbits de bande passante garantie (soit jusqu'à 500 Go de transfert par mois). Deux parts sont systématiquement réservées pour le fonctionnement du serveur, les 62 autres sont à disposition des utilisateurs.
Chaque utilisateur va choisir un nombre de parts, qu'il va faire évoluer en fonction de ses besoins.
« Dès le départ, nous invitons l'utilisateur à tester le fonctionnement du service qu'il souhaite héberger avec
une part, deux parts, trois parts, etc. De manière à ce qu'il puisse définir très précisément les ressources dont il a besoin »,
explique Stephan Ramoin.
Dès février, l'hébergeur mettra en place Gandi Flex et Gandi autoFlex.
« Cela permettra d'adapter automatiquement le nombre de parts allouées, soit en fonction de la demande du client, soit de manière totalement
automatique. Ainsi, on peut imaginer allouer pour les heures d'activités intenses plusieurs parts, puis un nombre moins important dès que les services sont moins sollicités »,
détaille le responsable. Heure par heure, on peut
donc redimensionner son hébergement.
La part est facturée 6 euros HT/mois pour la version bêta. En version finale, le service coûtera entre 6 et 12 euros HT/mois la part, le tout au prorata horaire.
« Le système fonctionne à partir de
comptes prépayés que l'utilisateur doit approvisionner »,
précise le responsable. En trois jours de commercialisation en bêta, le service aurait déjà séduit un millier d'utilisateurs selon Gandi.