Enfin de l'informatique à la demande !
Les poids lourds de l'internet multiplient les initiatives autour du “ cloud computing ”, extension naturelle de la grille de calcul mâtinée de virtualisation.
01 Informatique
le 29/11/2007 à 00h00
Les faits
Disponible au printemps 2008, Blue Cloud d'IBM combine matériels, logiciels libres, et services. Elle s'adresse aux grands comptes qui souhaitent fournir des ressources informatiques dynamiques à leurs utilisateurs.
L'analyse
Résumé à l'extrême, le “ cloud computing ”, c'est l'informatique à la demande version web 2.0. Il y a un an, Amazon a été le premier à s'engager sur cette voie avec EC2 (Elastic Computing Cloud). Cette initiative consiste à louer au client un environnement virtualisé, ainsi que des ressources mémoire, réseau, et de stockage. Le tout est d'une grande souplesse : grâce à la virtualisation, il est possible d'ajuster ses ressources en quelques minutes.
Baptisée Blue Cloud, l'offre d'IBM se révèle assez proche. Sauf qu'elle vise les grosses infrastructures qui souhaitent fournir elles-mêmes des capacités informatiques. Big Blue, en effet, ne prend pas en charge l'hébergement. Blue Cloud n'est pas une grille. “ Avec le grid, le broker constitue le cœur du système. Il décide de la distribution des tâches sur les machines. Avec notre offre, c'est l'utilisateur qui définit les ressources dont il a besoin ”, précise Jean-Marc Ferré, responsable des solutions pour infrastructures chez IBM.
Les applications transactionnelles et web 2.0 concernées
L'offre d'IBM ne se limite pas au calcul intensif, mais touche aussi les applications transactionnelles et web 2.0 gourmandes en ressources. Elle mêle matériels (serveurs System x, p et, plus tard, z), logiciels et services. Et s'appuie sur Xen (Citrix) ou PowerVM (IBM), ainsi que sur Hadoop. Développé par Google et Yahoo, ce projet open source consiste en un framework Java et un système de fichiers adaptés aux données massivement distribuées. Yahoo met d'ailleurs à la disposition des chercheurs de l'université de Carnegie Mellon, son cluster M45 (4 000 nœuds) pour tester des applications de text mining à grande échelle. On retrouve là des spécialistes des univers distribués, habitués à manipuler des téraoctets de données. Leur objectif : vendre aux entreprises une architecture informatique utilisable pour leurs propres besoins, avec des données réparties sur internet (d'où l'idée de nuage, “ cloud ”).