logiciels pilotes / drivers mobiles et PDA jeux logos et sonneries cartes virtuelles bandes annonces

Abonnez-vous aux flux RSS
Comptes & Budgets
Étudiez votre situation financière pour prendre les bonnes décisions.
Conseils
Comprenez avec notre wiki les messages d'erreurs de Vista
FORUMS
NEWSLETTERS
CHAT
MON ESPACE PRODUIT
EMPLOI ET FORMATIONS
TELECHARGEMENT PILOTES
         01net    Web
[ MATÉRIEL ]
La France se dote du 3e supercalculateur le plus puissant au monde
Le CNRS fait l'acquisition d'une infrastructure IBM capable d'atteindre une puissance de calcul maximale de 207 téraflops.

Gilbert Kallenborn , 01net., le 07/01/2008 à 17h30

Le CNRS vient de rendre publique l'acquisition d'un supercalculateur de marque IBM qui, avec une puissance de crête théorique de 207 téraflops (soit 207 000 milliards d'opérations par seconde), sera désormais le troisième ordinateur civil le plus puissant au monde. Seuls les centres de recherche de Juelich en Allemagne et de Livermore aux États-unis seront mieux équipés, avec des machines respectivement de 223 et de 596 téraflops.

« La France avait un retard dans le domaine du calcul intensif. Cette acquisition est une première étape dans le rattrapage de ce retard. Elle permettra de rendre le pays plus attractif, notamment pour les chercheurs », explique Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, lors d'une conférence de presse.

Un ordinateur de 25 millions d'euros

Dans la course aux supercalculateurs, l'Hexagone n'arrivait jusqu'à présent qu'en 19e position, avec son infrastructure Bull Novascale de 52 téraflops au CEA. Le CNRS lui-même ne disposait que d'une puissance de calcul maximale de 6,7 téraflops. Un supercalculateur IBM de 5,7 téraflops a, par ailleurs, été inauguré en novembre dernier au centre de recherche Cerfacs.

Ce bond spectaculaire vers la troisième position du classement est loin d'être gratuit. Cette acquisition, qui ne s'est pas faite par un appel d'offres mais par une négociation directe, coûte près de 25 millions d'euros. 90 % sont financés sur les fonds propres du CNRS et 10 % sont fournis par l'Institut de France. La somme totale recouvre le coût du matériel et une maintenance sur 4 ans.

Une architecture hybride

L'infrastructure elle-même est assez originale, car elle résulte de l'intégration de deux machines. La première est basée sur 10 racks de Blue Gene P, le dernier modèle de la gamme de supercalculateurs d'IBM. Ce système est destiné aux applications massivement parallèles et permet d'atteindre 139 téraflops grâce à la mise en réseau de 40 480 processeurs de moyenne cadence (800 MHz). Il tourne sous Linux.

La seconde machine dispose de 8 racks Power 6 permettant d'atteindre une puissance maximale de 68 teraflops. Elle ne dispose que de 3 584 processeurs, mais ces derniers sont beaucoup plus rapides, avec une cadence de 4,7 GHz. Elle permettra de supporter et optimiser les applications de recherche existantes, dont les calculs climatologiques qui tournent aujourd'hui sur des supercalculateurs vectoriels de marque NEC. Les nouveaux racks Power 6 fonctionnent sous IBM AIX.

Les deux architectures sont reliées par une gestion commune des données, basée sur le système de fichiers General Parallel File System d'IBM. Grâce à cette technologie, les deux composantes vont pouvoir partager 800 teraoctets de données, de manière transparente pour l'utilisateur. Les racks Power 6 seront mis en service dès janvier, les Blue Gene d'ici à l'été prochain. « Le projet n'aura pris que six mois, entre la rédaction du cahier des charges et la mise en service », se félicite Arnold Migus, directeur général du CNRS.

Les entreprises aussi pourront en profiter

Le nouveau supercalculateur sera à disposition pour toute la communauté scientifique française, au travers d'un comité de programmes et une procédure d'appel à projet. Les industriels pourront également profiter de cette formidable infrastructure, mais pour eux, l'utilisation sera payante.

La prochaine étape dans le calcul intensif est le pétaflop (un million de milliards d'opérations par seconde). L'acquisition d'un tel titan de l'informatique pourrait se faire au niveau européen. Un accord en ce sens a été signé le 15 novembre dernier par quatorze pays européens, dont la France. Pour l'instant tout est encore au stade de négociations, mais avec 207 téraflops, l'Etat français a désormais quelques arguments supplémentaires.


FORUM 12 avis
La France se dote du 3e supercalculateur le plus puissant au monde
c'est bien
posté le 07/01/2008 18:16:14 par marouti
c'est au CEA
posté le 07/01/2008 18:30:08 par marcinno
CEA
posté le 08/01/2008 13:38:37 par Photo73
flop
posté le 07/01/2008 20:00:33 par argwellaBZH
La course aux armements... techniques
posté le 08/01/2008 10:16:54 par Biggoron
critiquer pour critiquer
posté le 08/01/2008 11:27:51 par ikariya
La recherche... du désastre ?
posté le 08/01/2008 12:32:25 par Biggoron
n'importe quoi
posté le 08/01/2008 12:43:07 par ikariya
Neutralité illusoire
posté le 08/01/2008 14:11:36 par Biggoron
Objectifs?
posté le 08/01/2008 17:46:16 par Homer546
Sans appel d'offres
posté le 11/01/2008 09:42:56 par CNRSmagouille
Distrib
posté le 11/01/2008 11:18:41 par totor39
écrire à l'auteur imprimer
envoyer par mail