Selon le quotidien économique Les Echos, la circulaire sonnant le départ de l'immigration économique a été envoyée le 20 décembre dernier aux préfectures : celles-ci sont désormais autorisées à délivrer des autorisations de travail aux étrangers exerçant des métiers rencontrant des difficultés de recrutement. En particulier, le ministère de l'Immigration a recensé depuis plusieurs semaines une trentaine de métiers dit « en tension », pour lesquels des postes sur le territoire national Français pourront êtres proposés à des étrangers issus de pays tiers, c'est-à-dire hors Union européenne. Parmi ces professions, on peut trouver celle d'informaticien d'exploitation, valable dans seulement quelques régions. Mais six d'entre elles sont valables pour l'ensemble des régions de France métropolitaine et notamment celle « d'informaticien d'étude », et « d'informaticien expert ». Par ailleurs, une seconde liste de 150 métiers, pour beaucoup, peu qualifiés (cuisinier, serveur, ouvrier du béton, agent d'entretien, etc.) a également été définie, mais celle-ci s'adresse aux ressortissants des pays de l'Union européenne soumis à des dispositions transitoires (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, République tchèque, etc.) « en application du principe de préférence communautaire ».
Alors que les prévisions de recrutement pour le marché de l'emploi informatique en 2008 atteignent celles de l'âge d'or des années 2000, la pénurie d'informaticiens ne touchent que certains profils (spécialistes Java, J2EE, .net, etc.). Parallèlement, il y avait encore en juin dernier selon la Dares, 35 500 professionnels de l'informatique au chômage soit environ 7 % de la population des informaticiens français.
(1) Dares : direction de l'animation de la recherche des études et des statistiques, sous la tutelle du ministère du Travail
