Le Wi-Fi haut débit enfin prêt, ou presque
La normalisation du standard Wi-Fi 802.11n est prévue fin 2008. L'industrie promet des débits supérieurs à 100 Mbits/s et une meilleure couverture radio. Mais des incertitudes techniques demeurent.
01 Informatique
le 22/11/2007 à 00h00
Les faits
Aruba Networks propose deux points d'accès radio 802.11a/b/g/n, avec trois antennes émettrices/réceptrices, et une gamme de contrôleurs aux capacités de traitement plus élevées, adaptées à son architecture centralisée et à la hausse des débits induite sur le lien radio par le préstandard 802.11n.
L'analyse
Le dernier grand équipementier à se lancer dans l'arène des réseaux Wi-Fi 802.11n est Aruba. Tous les acteurs de ce marché se sont ralliés autour des spécifications 2.0 de la future norme 802.11n, dont la ratification est prévue fin 2008. Ces spécifications seraient, selon eux, assez proches de la norme finale pour qu'ils puissent d'ores et déjà commercialiser des équipements. Allié à Alcatel, Aruba propose trois types de matériels : deux points d'accès, un module pour ses concentrateurs existants 5 000 et 6 000 et de nouveaux contrôleurs
Face à cette vague de produits anticipant la future norme 802.11n, les entreprises doivent-elles migrer vers les réseaux Wi-Fi haut débit ? Les utilisateurs ayant besoin rapidement des performances promises par le 802.11n n'attendront pas la ratification finale de la norme. Les spécifications actuelles améliorent déjà le débit et la couverture radio. Grâce notamment au débit minimal de 100 Mbits/s attendu sur le lien radio, la connexion sans fil des PC peut se généraliser dans certains départements de l'entreprise, à la place d'un réseau Ethernet filaire.
Une consommation électrique plus élevée
A contrario, le risque existe que la norme définitive diffère des spécifications actuelles. Lorsque la norme 802.11n sera ratifiée, Aruba promet de faire évoluer ses points d'accès par logiciel, tandis que Cisco prévoit une évolution matérielle pour ses modèles Aironet 1250. Ce qui impliquera de changer le module radio, probablement à titre onéreux.
Des incertitudes techniques pèsent sur le recours à la téléalimentation électrique par câble Ethernet (PoE). La norme 802.3af se heurte à la consommation plus élevée des points d'accès 802.11n qui émettent sur plusieurs antennes. Aruba affirme que ses points d'accès, grâce à leur puce Atheros de deuxième génération à moindre consommation électrique, acceptent la téléalimentation par un câble Ethernet standard. Toutefois, en cas d'alimentation insuffisante, une antenne émettrice sur les trois présentes est désactivée automatiquement…
A terme, la généralisation des postes clients 802.11n induira une hausse du débit sur l'infrastructure Ethernet fixe de l'entreprise en raison de l'augmentation de la bande passante sur le lien radio. Cette évolution devra être prévue, toutes les connexions des points d'accès s'effectuant désormais à 1 Gbits/s. Enfin la migration vers les réseaux 802.11n n'est pas indolore financièrement : dans le cas de l'architecture centralisée d'Aruba, le module M3, destiné aux contrôleurs 5 000 et 6 000 pour grandes entreprises, est facturé 32 400 euros.