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[ 7 DISQUES DURS MULTIMÉDIAS ]
C'est dans la boîte
Comme les platines DVD-DivX, les disques durs multimédias permettent de lire de nombreux fichiers audio et vidéo sur un téléviseur ou une chaîne. Mais sans avoir à graver de CD !

François Bedin , L'Ordinateur Individuel (n° 199), le 01/11/2007 à 00h00

Depuis quelque temps, on voit se multiplier les disques durs dits « multimédias » . Y compris dans les catalogues de promotions de supermarchés - preuve, s'il en est, d'une réelle démocratisation. De quoi s'agit-il ? Tout simplement de disques durs externes, auxquels on a ajouté les composants électroniques et la connectique nécessaires pour lire des fichiers multimédias (photos, musiques, vidéos) et se brancher sur un téléviseur et/ou une chaîne hi-fi. Quand ils sont connectés à un ordinateur - via une liaison USB, par exemple -, ces appareils hybrides font office de disques durs traditionnels, en stockant toutes sortes de fichiers. Quand on les relie à des appareils audio et vidéo, ils se transforment en lecteurs de salon universels. De fait, utilisant les mêmes puces que les platines récentes, qui acceptent tous les formats de CD et de DVD, les disques durs multimédias sont capables de lire des MP3 et des DivX ! Bien entendu, ils se pilotent comme de banales platines, avec une télécommande (fournie) et un système de menus à l'écran (OSD) affichant les dossiers et les fichiers multimédias présents.

L'avantage par rapport aux platines DVD/DivX : il n'est plus nécessaire de graver des CD ou des DVD. Selon la capacité du disque (certains modèles atteignent les 500 Go), on peut stocker une multitude d'albums de musique, de photos, et de films sans avoir à jongler avec des galettes. Cette apparente simplicité d'emploi cache néanmoins plusieurs problèmes. A commencer par la connexion au téléviseur. Sur un écran cathodique, la meilleure qualité d'image s'obtient en RVB (séparation des composantes rouge, vert, et bleu) par la prise Péritel, tandis que la liaison HDMI est recommandée pour les modèles plats de type LCD ou plasma. Or, parmi les sept disques durs sélectionnés pour ce comparatif un seul dispose d'une sortie Péritel en RVB, et deux proposent une connexion DVI (cette dernière est compatible HDMI, mais nécessite l'achat d'un câble DVI/HDMI). Du coup, dans la plupart des cas, il faut se contenter d'une liaison Composite ou S-Vidéo, et donc d'une qualité d'image très perfectible... Pas de souci, en revanche, pour l'audio, puisque tous les modèles offrent une sortie analogique (connecteurs RCA) et une sortie numérique pour un branchement sur un amplificateur de type home cinéma.

Mais le principal problème rencontré avec les lecteurs multimédias, quelle que soit leur nature, reste la compatibilité avec la multitude de formats utilisés aujourd'hui. Et si tous les disques durs multimédias sont capables de lire les plus courants (JPeg pour la photo, MP3 pour l'audio, DivX, XviD, MPeg1 et MPeg2 pour la vidéo), rares sont les modèles lisant les fichiers directement issus d'un DVD-vidéo (Vob) ou ceux encodés avec les options QPel (Quartel Pixel) et GMC (Global Motion Compensation) du DivX 5, par exemple. De même, le DivX 6 est soit refusé, soit accepté mais sans ses fonctions évoluées (chapitres et menus). Quant à la vidéo en HD, seuls quelques appareils l'acceptent. Idem en audio, les formats WMA et Ogg n'étant pas gérés par tous les modèles. Le constat est identique pour les fichiers de sous-titre, de type SRT couramment utilisés pour les DivX (films en Vost, séries TV). Des problèmes aussi rencontrés sur les platines DVD-DivX, les puces de décodage étant similaires...

De la même façon, on note une grande disparité dans la qualité de lecture et d'affichage, avec, parfois, des vidéos saccadées ou des photos déformées. Autant de points très difficiles à évaluer avant l'achat, sans effectuer des tests approfondis, les spécifications annoncées sur les emballages et dans les documentations étant parfois vagues ou incomplètes... Heureusement, comme les platines DVD-DivX de salon, les disques durs multimédias peuvent combler certaines de leurs lacunes, voire corriger quelques défauts grâce à des mises à jour de leur firmware. A condition que leurs constructeurs se donnent la peine d'en publier sur leur site Web...

Des connexions en plus

Pour échanger des données avec le PC, les disques disposent d'une interface USB 2.0. Mais certains constructeurs se distinguent en proposant d'autres moyens d'accès.

Liaison Wi-Fi

Certains disques durs multimédias sont dotés d'une interface Wi-Fi. Ce qui permet de les relier sans fil au réseau de la maison pour partager et transférer des fichiers avec différents ordinateurs.

Port USB Host

Les prises de type USB Host servent à connecter d'autres périphériques USB - par exemple, une clé USB ou un autre disque externe. Ces périphériques deviennent alors une extension du disque multimédia, qui accède directement à leurs fichiers audio, photo, et vidéo.

Lecteur de cartes mémoire

Comme quelques platines DVD-DivX, certains disques possèdent un lecteur de cartes mémoire permettant de lire directement des photos, mais aussi des fichiers audio, voire des vidéos.


Glossaire
Codec

Algorithme de codage et de décodage de fichiers audio ou vidéo. Sur un PC, il vient compléter un logiciel de lecture ou d'encodage ; sur un disque dur multimédia ou une platine DivX, les codecs sont intégrés au firmware.

Firmware

Logiciel interne gérant le circuit de décompression et toutes les fonctions des disques durs multimédias, et déterminant les différents formats de fichiers audio, vidéo, et photo acceptés. Il peut être mis à jour pour apporter de nouvelles fonctions et corriger des bogues à l'aide de fichiers à télécharger et à copier sur le disque dur.

TOSLink, S/PDif

Interfaces audio numériques, utilisées pour relier un appareil audio-vidéo à un amplificateur home cinéma. La première (Toshiba Link) nécessite l'utilisation d'un câble en fibre optique ; la seconde (Sony/Philips Digital Interface) fonctionne avec un câble coaxial à prises RCA.

YUV

Interface vidéo analogique qui sépare la luminance et la chrominance. Sur les appareils vidéo, elle se présente sous la forme de trois prises (rouge, verte, et bleue).


Ce qui est important
Formats pris en charge

Un disque dur multimédia se révèle d'autant plus simple d'emploi qu'il accepte un grand nombre de formats de fichiers vidéo, audio, et photo, tant en termes de conteneurs (AVI) que de codecs (DivX, XviD, etc.). Tous les modèles lisent les formats les plus courants (JPeg en photo, MP3 en audio, DivX, MPeg1 et MPeg2 en vidéo), mais pas toujours dans toutes leurs déclinaisons, le DivX 6 n'étant parfois pris en charge que partiellement.

Circuit de décodage

Au coeur des disques durs multimédias, se trouve le circuit de décodage chargé de lire les fichiers. C'est des caractéristiques techniques de cette puce que dépendent les possibilités de lecture, en termes de formats reconnus, mais aussi de fonctions et de qualité. A l'heure actuelle, les circuits Sigma Design gèrent de plus hautes définitions que ceux signés ESS. Notez que les possibilités du circuit sont aussi liées au firmware, qui peut évoluer par mise à jour.

Connecteurs

La connexion à l'ordinateur s'effectue en général par le port USB, voire par une interface réseau (filaire ou Wi-Fi). Tous les disques sont dotés d'une sortie Composite pour un branchement sur le téléviseur (certains constructeurs livrent un adaptateur Péritel). Pour une meilleure qualité d'image, il est conseillé de choisir des modèles dotés de sorties DVI, YUV, ou RVB. Attention : les constructeurs ne livrent souvent que des câbles RCA audio et vidéo.

Ergonomie

L'utilisation des disques durs multimédias est facilitée par le système de menus et de navigation qui s'affiche à l'écran (OSD), ainsi que par la qualité de la télécommande. Cette dernière doit offrir une bonne prise en main avec des touches grandes et espacées, qui s'enfoncent correctement. L'affichage des noms de fichiers à l'écran doit comporter suffisamment de caractères pour être lisible. Certains modèles bénéficient aussi d'un écran LCD en façade.


Comment nous avons testé
Performances et qualité d'affichage

La rapidité d'accès et de transfert des données est mesurée de deux façons différentes. Tout d'abord, le logiciel HD Tach mesure les performances « brutes » des disques, avec la vitesse de lecture et le temps d'accès moyen. La seconde série de mesures simule des conditions réelles d'utilisation, avec la lecture et l'écriture de fichiers de grande taille (images Iso de 700 Mo), puis de fichiers de petite taille (MP3 de quelques mégaoctets). La qualité vidéo est ensuite évaluée avec un analyseur vidéo, qui mesure la bande passante et le rapport signal/ bruit des composants utilisés dans les disques (1) . Enfin, un jury formé d'ingénieurs et de journalistes a noté la qualité de décodage des disques en affichant une photo JPeg de 6 mégapixels et une séquence vidéo XviD sur un téléviseur LCD en utilisant la meilleure connexion possible.

Compatibilité

Les ingénieurs de notre laboratoire ont testé les disques durs multimédias avec une large sélection de fichiers vidéo, audio, et photo, issus du site divxtest.com . Les tests de compatibilité vidéo mettent d'abord en oeuvre des fichiers MPeg1, MPeg2 et MPeg4 (formats XviD et DivX dans les versions 3.11, 4, 5, et 6) (2) . La haute définition est également testée avec des fichiers (WMV9, MPeg4 HD, et H. 264). Pour la prise en charge des sous-titres, les ingénieurs ont utilisé des fichiers au format SRT, SUB, SSA, SMI, et IDX. Les tests de compatibilité audio ont mis en oeuvre non seulement des fichiers MP3 (CBR et VBR), mais aussi des fichiers aux formats Ogg, AAC, WMA, et WMA Pro. Enfin, pour tester la compatibilité photo, les ingénieurs de notre laboratoire ont utilisé des fichiers JPeg, Gif, BMP, Tiff, PNG, et PCX.



Suite de l'article
Les choix de l'Ordinateur Individuel
Ergonomie : peut mieux faire !
Le plein de fonctions
Bonne compatibilité
Pour le look
L'essentiel à tout petit prix
Simple à brancher
Très bien équipé
Des lacunes

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Cet article est extrait de : L'Ordinateur Individuel

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