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Dell, Fujitsu Siemens, HP, IBM viennent de quitter les starting blocks. La course au premier serveur “ prêt à virtualiser ” est lancée officiellement. VMware a profité de sa manifestation mondiale VMworld 2007, qui s'est tenue cette semaine à San Francisco, pour démontrer les prouesses de son nouvel hyperviseur. ESXi (avec un i pour “ inside ”, évident clin d'œil à son partenaire Intel) ne pèse que 32 Mo, au lieu des 2 Go de son grand frère. Il a pour vocation d'être embarqué dans le micro-code d'un serveur.
Par cette annonce, qui va favoriser la vente des nouveaux serveurs de ses partenaires, surtout les derniers quadriprocesseurs, VMware se détache de l'approche qu'il présentait auparavant de pouvoir s'accommoder de serveurs déjà présents dans l'entreprise et de ne pas se lier à des constructeurs particuliers. Pas totalement, puisque ESXi pourra aussi être embarqué sur une clé USB Flash et installé sur une machine existante supportant le démarrage depuis un port USB.
Pour le client, en tout cas, le bénéfice est immédiat : son serveur démarrera directement sur ESXi en quelques secondes. L'hyperviseur allégé aura, en effet, déjà partitionné ledit serveur en plusieurs machines virtuelles. Une configuration idéale notamment pour les entreprises souhaitant éprouver les bénéfices de la virtualisation simplement et à peu de frais. Et si par la suite le client vient à être frustré par certaines limitations de cette version “ brut de fonderie ”, il pourra activer tout ou partie de la suite d'outils de VMware : Virtual Center, VMotion, HA (High Avalibility) ou DRS (Distributed Resource Scheduler), etc.
Avec celle annonce, WMware se rapproche du statut de Microsoft lorsque ce dernier arrivait à imposer DOS sur tous les PC compatibles IBM. L'éditeur tire profit de l'engouement actuel pour la virtualisation et l'attirance naturelle des services informatiques pour les machines prêtes à l'emploi. Il emmène dans son sillage des constructeurs qui se frottent déjà les mains à l'idée de voir rapidement croître les ventes de leurs serveurs.
VMware réfute toute accusation de verrouillage du marché. L'éditeur renouvelle d'ailleurs son attachement aux standards en participant activement à la définition d'un format d'interopérabilité de ses machines virtuelles avec celles de ses concurrents XenSource (Citrix) et Microsoft. Bientôt, il sera très difficile de trouver un serveur vierge de tout hyperviseur…
k.frascaria@01informatique.presse.fr
Virtual Desktop Manager 2
Encore en version bêta, Virtual Desktop Manager 2 autorise une meilleure gestion du parc de poste clients virtuels grâce au broker de Propero, racheté en juillet dernier. Dans ce même domaine, VMware vient d'annoncer le rachat d'une autre start up, Dunes, éditeur d'outil d'orchestration de machines virtuelles.
Une offre de plan de reprise d'activité enfin réelle
Selon Lionel Cavalière, directeur marketing de VMware : “ Nous avons reçu un prix de la meilleure offre de PRA, alors que nous n'avions aucun produit en la matière ”. Site Recovery Manager, qui propose notamment des outils de réplication à distance, vient combler cette lacune.
L'interopérabilité des machines virtuelles se confirme
Le format OVF (Open Virtual machine Format) vient d'être soumis à la DMTF (Distributed Management Task Force) en vue de sa normalisation. Il est poussé par Dell, HP et IBM et surtout les trois principaux protagonistes de la virtualisation VMware, Xen-Source (Citrix) et Microsoft.
















