L'iPhone était attendu comme le Messie. Le téléphone multimédia d'Apple, qui sort ce vendredi 29 juin aux Etats-Unis, a fait l'objet d'un
buzz inédit sur la Toile, à tel point qu'il a été surnommé le
' Jesus-iPhone ' par la communauté des blogueurs. Après avoir distillé des vidéos présentant l'iPhone sous toutes les coutures, le constructeur a prêté en avant-première son téléphone à quatre éditorialistes influents aux
Etats-Unis :
Walt Mossberg, du
Wall Street journal,
David Pogue, du
New York Times,
Ed Raig, d'
USA Today et
Steven Levy, de
Newsweek.
Apple les a ensuite autorisés à publier leurs impressions trois jours avant la sortie. Leurs articles et leurs vidéos ont vite fait le tour du Web. Bien qu'ils émettent quelques critiques envers le produit, leur enthousiasme est réel.
Comme le résume l'un d'entre eux : l'appareil est exactement tel que vous l'imaginiez (les défauts et les qualités) et vous aurez envie de l'acheter. La preuve : une demi-douzaine de personnes font la queue depuis plusieurs jours devant
l'Apple Store de New York pour se procurer le nouveau venu de la marque à la pomme. Voici sous forme de liste les impressions des quatre journalistes à propos de ce téléphone qui fait beaucoup (trop, diront certains) parler de lui.
Les défauts :
- le rapport taille de la mémoire / prix : 500 dollars pour un stockage de 4 Go, 600 pour 8 Go, voilà qui est jugé un peu juste pour un produit destiné à un usage multimédia intense (photo, navigation Web).
- la batterie que l'on ne peut pas changer soi-même
- l'appareil photo de l'iPhone ne peut pas enregistrer de vidéo
- on ne peut envoyer que des SMS ou des e-mails, mais pas de MMS
- le clavier virtuel demande plusieurs jours d'adaptation avant de savoir bien l'utiliser. Les difficultés sont cependant compensées par un excellent outil orthographique prédictif, selon les éditorialistes. Cependant, la plupart
des commentateurs estiment que cela rebutera les professionnels, qui préfèreront d'autres terminaux, comme le Blackberry ou le Treo
- pas de fonction copier / coller ; et on peut ouvrir des documents Word, ou Excel mais pas les éditer
- pas de connexion à la 3G mais seulement le réseau Edge de l'opérateur AT&T, plus lent. Steve Jobs a justifié ce choix parce qu'il est persuadé que demain, les
hot spots Wi-Fi seront partout, pour un
débit meilleur que celui des réseaux 3G. Par ailleurs la couverture Edge d'AT&T est jugée suffisamment étendue
- pas de GPS intégré alors que l'iPhone est livré avec une version adaptée de Google Maps. Du côté de la concurrence, Blackberry dispose d'un modèle, le
8800, avec GPS, qui ne coûte que 190 euros mais n'est pas compatible Wi-Fi, ne possède pas d'appareil
photo et ne fonctionne pas sur les réseaux 3G non plus. Nokia a également un modèle avec GPS, le
E90, mais qui coûte 900 euros
- être obligé de s'abonner pour deux ans chez AT&T, plutôt mal classé chez les opérateurs mobiles aux Etats-Unis. Piqué au vif, son principal concurrent Sprint a d'ailleurs distribué un
argumentaire auprès de ses revendeurs pour les aider à retenir leurs clients qui seraient tentés par l'iPhone