logiciels pilotes / drivers mobiles et PDA jeux logos et sonneries cartes virtuelles bandes annonces

Abonnez-vous aux flux RSS
Offres d'emploi
Analyste, dsi : déposez votre CV et consultez nos offres
nouveau
Toutes les vidéos de 01net. : reportages, tests, interviews...
FORUMS
NEWSLETTERS
CHAT
MON ESPACE PRODUIT
EMPLOI ET FORMATIONS
TELECHARGEMENT PILOTES
         01net    Web
Web 2.0 : une boîte à outils pour améliorer l'ergonomie Frédéric Bordage [ ARCHITECTURE ]
Web 2.0 : une boîte à outils pour améliorer l'ergonomie
Agrégés au sein d'une application composite, les flux RSS, les API et les widgets permettent de concevoir des services novateurs améliorant le confort de l'utilisateur.

Frédéric Bordage , Décision Informatique (n° 722), le 04/06/2007 à 00h00

Le Web 2.0 comporte deux dimensions : sociale et technique. La dimension sociale est la mieux comprise par les entreprises européennes. Selon le cabinet d'analyse McKinsey, 30 % d'entre elles utilisent ou comptent utiliser un réseau social, des blogs, des wikis, ou plus globalement des outils favorisant la collaboration et la création d'une intelligence collective. En revanche, les entreprises ont du mal à appréhender la dimension technique du Web 2.0. Si elles ont toutes conscience de l'apport ergonomique des interfaces DHTML/Ajax et des clients riches Internet (RIA), la vision la plus technique et la plus novatrice peine à se faire reconnaître. Très justement résumée par les expressions « web as a platform » et « programmable web » , cette démarche consiste à ouvrir le système d'information de l'entreprise en l'exposant via des API web publiques (REST, RSS, etc.). Ces API peuvent ensuite être agrégées par des tiers au sein d'applications composites pour créer des services novateurs. Le web devient alors un grand jeu de Lego. C'est le coeur de notre dossier.

L'utilisation : composer sa page, sans programmation

« Pour rester à l'affût des dernières promotions, l'internaute devait s'abonner à une newsletter ou visiter le site régulièrement » , décrit Florence Godino, chargée de projet chez le voyagiste Expedia. « Un flux RSS est plus pertinent dans ce scénario, car il nécessite moins d'efforts pour l'utilisateur » , estime-t-elle. Expedia propose donc trois flux : vols, offres de dernière minute et promotions. Ni interface HTML, ni e-mail, ce canal connaît un succès croissant, car il automatise la veille de l'internaute sans être aussi intrusif qu'un e-mail et sans nécessiter des allers-retours incessants sur le site. Pour l'instant, seuls les internautes avertis utilisent RSS. Expedia propose donc trois modules Netvibes en complément. Un clic suffit à les ajouter à sa page personnalisée Netvibes. Les deux premiers modules correspondent simplement à un flux RSS « habillé » . Mais le dernier permet de lancer une recherche de voyage directement depuis Netvibes. Pour l'instant, l'internaute est redirigé vers le site Expedia.fr pour consulter le résultat, « mais nous travaillons à une meilleure intégration au sein de Netvibes » , précise Florence Godino. Bien entendu, en exposant ainsi ses données et ses traitements sur les sites de partenaires, Expedia espère doper ses ventes, car chaque API publique représente un canal supplémentaire de diffusion de ses offres. Une démarche qu'a suivie Voyages-sncf.com , premier site de commerce électronique en France. Depuis avril 2007, le site de la SNCF propose quatre flux RSS, qui indiquent en permanence « les meilleures offres train, avion, dernière minute et promotions au départ d'une ville spécifique » , détaille Corinne Brunel, directrice de l'édition logicielle chez VSC Technologies, la filiale du groupe Voyages-sncf.com qui s'occupe du site de même nom. L'internaute peut lire les propositions de la SNCF dans un lecteur de flux RSS ou les intégrer à sa page d'accueil personnalisée Netvibes, iGoogle, etc. Quelques clics suffisent. Comme Expedia, Voyages-sncf.com vient de proposer, en complément, un composant Netvibes, qui reprend le pavé de réservation de voyages du site de la SNCF. L'internaute peut donc lancer une recherche d'horaire directement depuis Netvibes. Application composite par excellence, la page d'accueil personnalisée Netvibes doit son succès au fait qu'elle permet à l'internaute de la composer lui-même, sans programmation, à partir d'un catalogue de composants prédéveloppés par Expedia, la SNCF, mais aussi par Google et Yahoo! (messagerie), Digg, eBay, Flickr, del.icio.us, etc. Cependant, le site SeLoger.com a, quant à lui, préféré créer sa propre application composite. Elle agrège en temps réel ses annonces immobilières sur une carte Google Maps en fonction des critères de recherche de l'utilisateur. Pour construire cette application, SeLoger.com agrège ses données sur la carte de Google directement dans le navigateur de l'internaute. « Les donnés cartographiques sont donc gérées par les serveurs de Google et SeLoger.com se concentre sur son coeur de métier : la recherche d'annonces. C'est tout l'intérêt de l'architecture distribuée du Web 2.0 » , explique Jean-Marie Retif, directeur Portails et Innovation du groupe SeLoger.com. L'application repose sur une interface DHTML et des échanges Ajax entre les serveurs de Google et de SeLoger.com. Cerise sur le gâteau, l'internaute peut transformer en un clic n'importe quelle recherche en un flux RSS complètement personnalisé. « Sans l'ouverture des API web publiques, ce type d'application composite est impossible à développer à un coût raisonnable » , explique Sami Jaber, directeur technique de Valtech Toulouse, qui a réalisé une application composite pour un grand opérateur télécoms français. L'annuaire interne de l'entreprise agrège des services externes de localisation et de réservation de transport autour de la fiche du collaborateur. Il est ainsi plus facile pour l'utilisateur de gérer ses déplacements.

La mise en oeuvre : bien préparer son système d'information

D'un point de vue technique, la création d'une API web publique - flux RSS, API Google Maps, etc. - revient à exposer l'appel à une requête SQL ou à un traitement dans un format standard. L'agrégation des services au sein d'une application composite s'effectue directement depuis le navigateur de l'internaute via un échange asynchrone sur HTTP avec les serveurs distribués (carte Google Maps et annonces SeLoger.com, par exemple). La création des flux RSS ou des API web publiques s'appuient sur un serveur d'applications traditionnel et ne nécessite que quelques lignes de code. La création de modules pour Netvibes repose sur la norme UWA (Universal Widget API). Créée par Netvibes, UWA s'impose peu à peu comme un standard de fait. C'est le format qu'ont retenu la SNCF et Expedia. « Les modules Netvibes sont très faciles à mettre en oeuvre. Il n'y a pas besoin de compétence technique particulière. Nous avons créé nos trois modules en moins d'une semaine » , détaille Florence Godino. Un module Netvibes correspond à un flux RSS ou à une page HTML qui s'exécute au sein d'un « conteneur » normalisé. La standardisation apportée par UWA étend mécaniquement l'audience du module à d'autres pages d'accueil compatibles comme iGoogle, mais aussi au sein d'un portail d'entreprise s'appuyant par exemple sur WebSphere Portal Server d'IBM. « Cette portabilité des modules évite d'avoir à maintenir cinquante versions différentes d'un même module » , note Florence Godino. Cette architecture distribuée est plus facile à mettre en oeuvre si le système d'information de l'entreprise repose déjà sur une architecture orientée services (AOS). C'est le cas de l'architecture de services retenue par Voyages-sncf.com. « Nous avons fait très tôt le choix d'une architecture en couches qui nous a permis de bénéficier d'une grande souplesse pour mettre en place une couche de présentation très structurée » , explique Corinne Brunel. Le tiers « présentation » de Voyages-sncf.com est décomposé en sous-couches bien distinctes : interaction, présentation, et structuration. Pour la sous-couche présentation, la SNCF travaille avec le framework Ajax Prototype et migrera bientôt vers jQuery, plus léger et plus facile à étendre. Même approche pour le site SeLoger.com . « Notre architecture est construite de manière à pouvoir réutiliser le module de recherche d'annonces sous diverses interfaces - sorties JavaScript, HTML, XML, etc. - afin de pouvoir faire évoluer les différents modules présents sur le site en parallèle » , explique Jean-Marie Retif. L'agrégation des cartes Google Maps et des annonces s'effectue directement au niveau du client DHTML/Ajax, c'est-à-dire dans le navigateur de l'internaute. Dans ce type de contexte technique, les entreprises cherchent à alléger le plus possible les appels de services. « Nous nous intéressons à l'architecture REST qui résume l'appel d'une API à une requête avec paramètres, au lieu d'un message XML complexe comme dans le cas des échanges Soap » , décrit Corinne Brunel. Rest peut également faciliter l'échange de données à l'aide de fichiers XML structurés. Pour mener à bien ces projets, certaines compétences techniques sont absolument nécessaires. « Le principe du Web 2.0 est de recentrer le service autour de l'utilisateur. De ce fait, il est important d'avoir de fortes compétences en ergonomie et en accessibilité. Une véritable expertise de la modélisation et de la programmation orientée objet, JavaScript notamment, est indispensable » , estime Corinne Brunel. « Dans notre cas, JavaScript est la colle qui permet d'assembler les données SeLoger.com avec les cartes de Google » , illustre Jean-Marie Retif.

Les écueils : choisir la bonne architecture technique

La création et la consommation de flux RSS ne posent aucune difficulté. De. NET à PHP en passant par Java, la plupart des plates-formes de développement et des frameworks qui s'y exécutent possèdent des fonctions prédéveloppées. En revanche, certains choix technologiques - liés à l'interface DHTML/Ajax, et aux widgets notamment - ne sont pas forcément triviaux. « Le choix du framework est donc particulièrement important, car il structure les développements. Au début, nous avons choisi un framework Ajax, qui nous a pénalisés en termes de performances » , se souvient Corinne Brunel. « Nous avons été obligés de reprendre nos développements et de repartir sur un nouveau framework plus adapté. Fort heureusement, tout cela reste transparent pour l'internaute » , ajoute-t-elle. L'apprentissage des subtilités de certaines API publiques n'est, elle non plus, pas toujours simple. « Nous affichons dynamiquement un nombre d'annonces sur chaque icône de la carte et une liste d'annonces, chargée dynamiquement lors du survol de l'icône. Ce n'est pas prévu en standard par l'API de Google. Il a donc fallu un développement important pour créer nos propres infobulles » , explique Jean-Marie Retif.

Les gains : une meilleure ergonomie

Au final, les flux RSS, les API publiques, les widgets et les applications composites améliorent l'ergonomie de l'application. Et leur utilisation conjointe permet de créer des services nouveaux, tout en limitant l'effort de développement, puisqu'une partie des composants est fournie par des tiers. Si elle impose un effort de conception, la multiplication des interfaces publiques redonne la main à l'utilisateur qui décide de son mode de consommation de l'information. Les utilisateurs disposent « d'un meilleur service, plus proche et mieux adapté à leur attente et d'une plus grande fluidité et interactivité dans leur utilisation » , estime Corinne Brunel. Pour l'entreprise, le Web 2.0 se traduit par la possibilité d'augmenter l'audience de ses services en ligne et d'exposer plus largement son offre et son contenu. C'est une bonne manière de travailler son image de marque. « Le fait de ne plus avoir à baser sa recherche sur un code postal et de visualiser en un coup d'oeil l'offre immobilière sur une zone géographique nous permet de mettre en valeur chaque annonce » , illustre Jean-Marie Retif. « Le flux RSS est pour l'instant le plus utilisé, mais à terme, la consultation par carte sera plus importante » , prédit-il.

Si vous êtes pressé

Le Web 2.0 ne se résume pas aux blogs. C'est aussi une nouvelle architecture applicative qui permet à la fois d'exposer le système d'information de l'entreprise via des flux RSS et des API web publiques, et d'agréger des flux RSS et des API tierces dans des applications composites. Grâce à cette architecture, l'utilisateur gagne en ergonomie et en souplesse, tandis que l'entreprise multiplie les canaux pour exposer ses données et ses traitements. Un moyen d'augmenter fortement son audience, et, partant, son chiffre d'affaires.


Un début de normalisation

Poussée par Netvibes, la norme Universal Widget API (UWA) s'impose peu à peu. Elle standardise l'architecture technique et les metadonnées d'un widget afin d'assurer sa portabilité sur différentes pages d'accueil personnalisées (webtop) comme iGoogle et Netvibes, et des portails comme WebSphere Portal d'IBM.

Plus de liberté pour l'utilisateur final

L'utilisation conjointe de DHTML et d'Ajax améliore les temps de réponse des applications et des sites web. Les clients riches Internet (RIA) apportent en plus la gestion du mode déconnecté. Mais plus important encore, l'utilisateur peut choisir la façon dont il souhaite consommer un service : interface web par défaut, client riche, flux RSS, widget, etc.

Des applications composites

L'agrégation d'API distantes permet de construire très rapidement des applications. Ce qui était impensable avant l'arrivée du Web 2.0 du fait de leur complexité. Les cartes fournies par SeLoger.com en sont un bon exemple.

Une architecture complexe

Si les échanges Ajax commencent à entrer dans les moeurs des développeurs grâce aux frameworks, la création d'applications composites complexes et l'exposition de ses données et traitements nécessitent une réflexion de fond, qui aboutit souvent à la mise en place d'une AOS. Les applications du Web 2.0 sont donc l'arbre qui cache la forêt.


Votre dernière mise en oeuvre est riche d'expérience et vous voulez la partager avec nos lecteurs ? Faites-le nous savoir en envoyant un mail à l.sounack@decisioninfo.net



Suite de l'article
Développer une architecture
S'adapter aux besoins des clients
« Les applications composites permettent de créer un poste de travail en ligne encore plus riche »

écrire à l'auteur imprimer
envoyer par mail
Cet article est extrait de : Décision Informatique

Seul hebdomadaire généraliste qui aide concrètement au choix et à la mise en œuvre opérationnelle, grâce à une information pragmatique et concrète.

Découvrez le magazine
Contactez la rédaction
Abonnez vous
GADGET 2.0
RSS, podcast, widgets, web TV et radio, jeux en ligne ... le portail de bureau personnalisable à l'infini !
Haut débit 
Free, Orange, darty, Numericable : que valent les nouvelles box des fournisseurs d'accès ? 

Question d'argent





matériel
Reportage au coeur d'un centre d'archivage gigantesque

système d'exploitation
Plongée dans l'environnement Linux des députés

conversation high-tech
Kiwi mail : l'archivage externalisé de la totalité de sa messagerie

La logithèque pro windows   > mac   > linux


Villes, départements et régions,
retrouvez leurs dépenses et investissements informatiques et télécoms en partenariat avec
Secteurpublic.fr


Cette semaine

4 435 000 euros, la dépense high-tech du conseil régional de Languedoc-Roussillon en 2007.


Pour retrouver toute l'actualité des noms de domaine
Cliquez ici

LOGICIELS LIBRES
Vous cherchez une
solution open source ?
Retrouvez notre guide des logiciels libres
SUJETS CHAUDS

Environnement haute-disponibilité
moyenne du 23 06 au 22 07 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 integra 99.94 97.59 99.35 En hausse
2 Ornis 99.78 97.68 99.26 En hausse
3 Atos Origin 98.90 97.71 98.60 En hausse
  Moyenne 98.84 93.93 97.61  


Serveurs dédiés
moyenne du 23 06 au 22 07 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 Magic Online 99.94 99.12 99.74 En baisse
2 Amen 99.98 96.64 99.14 En hausse
3 Ikoula 99.79 97.07 99.11 En baisse
  Moyenne 99.83 96.96 99.12  

01net.com, en partenariat avec , mesure chaque semaine les performances des hébergeurs

Pour retrouver tout le test des opérateurs ToIP
Cliquez ici


A ne pas manquer !


Abonnez-vous gratuitement !
Quotidienne
Hebdomadaire
 
découvrez 01men.com
> toutes nos newsletters

FLUX RSS

Des détails sensibles sur la mégafaille Internet diffusés par mégarde


AMD perd un milliard de dollars et remercie son PDG


La sécurité de millions de cartes à puce sans contact sérieusement remise en question


La bande magnétique dépasse le téraoctet !


La direction d'IBM ne veut toujours pas d'augmentations salariales générales, selon les syndicats


> tout le classement  




KIOSQUE
01 Informatique
01Informatique
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
Micro Hebdo
L'hebdo qui vous simplifie la micro et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'Ordinateur Individuel
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.

Les flux RSS de 01net.


Tous les PodCasts
audio et video
Tous droits réservés © 1999 - 2008 Internext - 01net.
Sites du réseau 01net Network : 01net. - 01men - RMC - BFM - BFM TV - La Tribune - Micro Achat - TousLesPodcasts - Caractere.net - Electronique.biz - Mesures.com - Transaction.fr