











YouTube étend son emprise sur la Toile. Le site de partage de vidéos, racheté fin 2006 par Google, lance ce mardi 19 juin des versions localisées dans neuf pays à travers le monde, dont la France (mais aussi le Brésil, l'Irlande, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Pologne, l'Espagne et l'Angleterre).
La filiale de Google, qui a largement bâti sa réputation sur des vidéos envoyées par les internautes eux-mêmes (souvent au mépris des droits d'auteur), lance son offensive mondiale avec le soutien de nombreux éditeurs de contenu, notamment dans les pays où elle s'implante aujourd'hui. Ces éditeurs disposent sur le site de chaînes dédiées, notamment pour y diffuser des contenus spécifiques.
En France, YouTube a convaincu plusieurs chaînes d'information et de divertissement radio et télé : France 24, Europe 1, Euronews, Public Sénat. Chacun y va de son petit clip de bienvenue, mais la plupart se contentent de publier sur leur “ espace promotionnel ” des extraits de leurs émissions en plus ou moins grande quantité. La majorité autorise les commentaires et permet aux internautes de reprendre les vidéos pour les diffuser sur leur propre blog. Pour la plupart de ces chaînes, la présence sur YouTube est un moyen d'attirer les internautes vers leurs propres sites Web.
La musique fait également partie des nouveaux partenaires avec l'INA qui propose pour l'instant 11 clips de 46 secondes maximum supposés illustrer 50 ans de chansons. Le rappeur Kamini, qui avait déjà largement diffusé son premier vidéo-clip sur Internet, ouvre son espace tout comme Bob Sinclar et Clara Morgane. Les personnalités politiques, qui ont largement goûté à Internet pendant les récentes campagnes présidentielle et législative, sont aussi présentes : François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, notamment, ont leur chaîne sur YouTube.
Et, alors que les relations sont tendues entre le monde du sport et les plates-formes de partage de vidéos, Amaury Sport Organisation (ASO) ouvre une chaîne dédiée au Tour de France 2007 sur laquelle sera diffusée une sélection de vidéos officielles. Par défaut, la possibilité de partager les vidéos est désactivée, mais ce ne sera pas forcément suffisant pour arrêter les internautes (qui peuvent facilement trouver sur le Net des logiciels pour capturer le flux vidéo).
La francisation du site est complète même si elle ne reprend pas l'intégralité des fonctions de la version d'origine, comme l'affichage sur la page d'accueil des vidéos actuellement vues par les autres internautes. De même, la nouvelle version encore en bêta de la présentation des pages vidéo n'est pas activée dans la version française. Par ailleurs, les nouveaux partenaires du site sont introuvables (à moins de taper directement l'URL), ils ne figurent pas dans la liste des chaînes.
















