











Microsoft a réussi son coup. L'affolement n'a pas gagné les communautés du libre, mais le niveau d'alerte est monté d'un cran - notamment du côté des entreprises utilisatrices. Le “ code maison ” découvert dans plusieurs logiciels open source par Microsoft n'est qu'un secret de Polichinelle. Mais le fait que l'éditeur précise ses allégations et menace les distributeurs de leur imputer les violations de brevets ajoute à la tension. Stratégie offensive pour les uns, défensive pour les autres. Une chose est sûre : le bluff est de la partie.
“ Atos a refusé un démantèlement annoncé. ” “ Le montant de l'opération n'était pas assez élevé. ” “ Les repreneurs potentiels ne connaissaient rien au métier de la SSII. ” Telles sont les trois raisons qu'invoquent les dirigeants d'Atos pour justifier le rejet des offres de rachat formulées par des fonds d'investissement. Des proches du dossier pensent que les dés sont faussés depuis le début. “ Atos estime qu'il peut faire cavalier seul. ” La SSII a, en effet, de sérieux atouts en main. Ses processus d'industrialisation d'exploitation et de production informatique tiennent la route. Son activité d'infogérance est rentable, et sa compétence reconnue. En saupoudrant cela de restructuration et de développement dans les pays à bas coût, Atos pourrait atteindre 8,5 % de croissance en 2007 (+6,5 % au 1er trimestre).
Entre le symposium Gartner de Barcelone la semaine prochaine et l'étude de Forrester Research ce matin, la fibre écologique s'empare de l'informatique. Problème : si les fournisseurs s'y mettent, ils ont encore du mal à sensibiliser leurs clients. “ L'achat vert ne se produira que dans un contexte de réduction des coûts ”, disent les DSI interrogés par Forrester. En fait, ce qui manque à notre secteur, c'est un emblème fédérateur : une société qui donnerait l'exemple, ou l'engagement d'un patron légendaire ou d'une figure mythique.
Apple, Google, et Toyota constituent les entreprises les plus innovantes du monde, selon le Boston Consulting Group (BCG). Apple pour l'iPod, Google pour… Google, et Toyota pour sa R&D dans le domaine de la motorisation hybride. Microsoft est 5e, et IBM 9e. General Electric est 4e, Procter 6e, et Walt Disney 8e. Un classement somme toute très américain. C'est vrai, quoi ! Interrogés, nous aurions certainement cité Airbus, Areva, et Dassault Systèmes pour les Français. Et Samsung ou NTT Docomo pour les Asiatiques. Non ?
Les petites sociétés innovantes manquent de femmes. Selon Library House, 95 % des PDG des entreprises européennes soutenues par le capital-risque sont des hommes. Paradoxe : les données recueillies montrent que les entreprises dirigées par des femmes sont plus performantes, et génèrent plus de revenus avec moins de capitaux.
