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La SNCF rationalise le dialogue en interne

La SNCF met sur les rails un outil d'échange, de traçabilité, et de contrôle. Elle s'appuie sur Caliber, le logiciel de gestion des exigences de Borland.
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Il y a trois ans, la Direction des systèmes d'information et des télécommunications (DSIT) - l'une des principales directions informatiques de la SNCF - s'est lancée dans la réécriture de Néfertiti. Cette application métier critique comptabilise les flux financiers issus des ventes voyageurs. Pour maîtriser ce projet, la DSIT a misé sur Caliber, l'application de gestion des exigences de Borland. Déjà certifié ISO 9000/2000, le département études et réalisation souhaitait “ rationaliser le dialogue entre les clients internes et le service informatique ”, explique Pascal Bernard, responsable de la division normes et expertises au sein de la DSIT. “ Tous nos projets se basent aujourd'hui sur la gestion des exigences, car elle évite de passer à côté des besoins du client ”, détaille-t-il.

Caliber sert à la fois d'outil d'échange, de traçabilité, et de contrôle. En amont du projet, il recueille les exigences directement auprès des clients internes - soit, par exemple, 125 cas d'utilisation sur le projet Néfertiti. “ Nous n'utilisons plus de papier, car Caliber sert de référentiel ”, explique Mireille Vidal, responsable opérationnel projet. La maîtrise d'ouvrage renseigne les spécifications générales. Celles-ci sont ensuite déclinées en spécifications fonctionnelles détaillées, directement au sein de l'outil, par les équipes techniques.

Un seul référentiel

Tous les acteurs du projet travaillent donc autour d'un même référentiel. Ce qui les aide à suivre, contrôler, et valider la définition des spécifications en quasi-temps réel. Ce dialogue permanent limite les écarts de compréhension entre MOA et MOE. En fiabilisant ainsi le déroulement du projet, l'équipe garantit le délai de livraison, car elle réduit les réécritures - souvent longues et coûteuses - liées aux incompréhensions initiales. Outre des gains de productivité liés à la meilleure maîtrise du déroulement du projet, la DSIT limite aussi les avenants.

La SNCF veut étendre la gestion des exigences à l'ensemble du cycle de vie de ses projets. Aujourd'hui, elle autorise la traçabilité jusqu'au codage. “ Une exigence fonctionnelle recueillie dans Caliber est modélisée en UML dans Together, puis transformée en code dans Visual Studio Team System ”, décrit Pascal Bernard. A terme, la traçabilité se prolongera jusqu'à la validation des logiciels. “ Dans le cas de Néfertiti, nous sommes partis des exigences pour établir des scénarios de test en fonction des cas d'utilisation. Ce qui nous favorisera la validation du logiciel avant son déploiement ”, explique Mireille Vidal. La boucle sera ainsi bouclée.

redaction@01informatique.presse.fr

Une prise en charge complète du cycle de vie des applications

Le référentiel unique facilite le dialogue entre les acteurs du projet. Un point particulièrement important pour tenir les délais sans sacrifier de fonctionnalités ni nuire à la qualité du code.

Le cas étudié

Activité : direction des systèmes d'information et des télécommunications de la SNCF.
Siège : Paris.
Effectif DSIT : 680 personnes.
CA DSIT 2006 : 280 M d'euros.

Commencée en 2005 et devant se terminer en juin 2008, la réécriture de l'application de comptabilité interne Néfertiti concerne 50 sites SNCF en France. Le projet, dimensionné à 25 années/homme, doit être bien maîtrisé.

Caliber 6.5, de Borland : logiciel de gestion des exigences.
Together 2005, de Borland : logiciel de modélisation UML, s'interfaçant avec Caliber.
Visual Studio Team System, de Microsoft : environnement de développement intégré.

Les “ use cases ” UML ne sont pas compréhensibles par les clients internes non informaticiens. Il faut donc se tourner vers les “ faits ”, c'est-à-dire les exigences textes consignées dans Caliber.
La jeunesse du produit Caliber a entraîné quelques difficultés de mise en œuvre.

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