La virtualisation étend les possibilités
Dans le cadre de la mise en place des plans de reprise d'activité, la virtualisation des serveurs x86 se révèle économique et performante.
01 Informatique
le 16/02/2007 à 00h00
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On le sait, la virtualisation des serveurs x86 a changé la physionomie des infrastructures. Mais elle a aussi fortement influencé le secteur de la reprise d'activité. Le fait de pouvoir consolider plusieurs serveurs sur une seule machine physique facilite, en effet, la mise en place d'un site distant de secours. “ La virtualisation selon VMware a permis au client d'élaborer un plan de reprise d'activité à bas coût ”, rappelle Olivier Cohen, directeur de DoubleTake. Sans surprise, VMware est en avance dans ce domaine : avec ESX, il est possible notamment de mettre en place une architecture dite active/active, où les deux sites fonctionnent en parallèle.
Une solution plus complexe
Mais attention, la virtualisation n'est pas non plus la panacée. “ Elle est intéressante pour les entreprises, mais reste coûteuse en termes de temps et de licences, explique Bruno Leclerc, directeur technique d'Integralis. Par ailleurs, elle n'est pas aussi simple qu'on le dit. Et implique de revoir son infrastructure. ”
La demande est pourtant présente. “ L'attente est réelle. Mais, en pratique, un parc de serveurs ne peut pas être virtualisé à 100 %, explique Thomas Lebouc, responsable du département de gestion des risques chez Thales France. La virtualisation doit donc être combinée avec d'autres briques pour obtenir une approche pérenne de bout en bout. ” De nombreux clients sautent toutefois le pas. La technologie contribue à faire redémarrer plusieurs machines rapidement - au bout d'environ dix minutes. “ Sur le terrain, cependant, on parle rarement de virtualisation uniquement pour un projet de PRA. Ce n'est pas la solution la plus demandée, car elle ajoute de la complexité ”, explique Pierre Fournial, chef de produits stockage chez Dell France. Concernant les bases de données, par exemple, les clusters conservent l'avantage, car ils mettent seulement une à deux minutes à redémarrer en cas de sinistre.
Le serveur virtuel offre des gains supplémentaires
Economiques. Le serveur virtuel est une bonne alternative aux clusters, souvent utilisés dans le cas d'un PRA. On s'affranchit ainsi d'investissements incontournables auparavant. En cas de panne des serveurs, les outils de migration des machines virtuelles à chaud facilitent le transfert des machines virtuelles sur un autre serveur distant. Le module HA (High Availibility) de VMware, par exemple, apporte une sécurité supplémentaire de haute disponibilité.
En qualité de service. Une fonction telle que le DRS (Distributed Resource Scheduler) de VMware remplace l'équilibrage de charge souvent mis en place par les clusters. Elle sert, par exemple, à faire migrer une machine virtuelle d'un serveur physique vers un autre en fonction des besoins en ressources CPU ou mémoire.