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Le hic avec le PGI, c'est sa mise en œuvre. Complexité de l'installation, longueur du paramétrage, formation des utilisateurs… Autant de barrières qui, faute de temps, d'argent, et de compétences, rebutent nombre de PME. Et qui conduisent l'éditeur allemand SAP à plancher, dès 2003, sur un progiciel de gestion intégré bien plus facile à adopter. Le résultat, A1S, sera dévoilé mi-mars en amont du Cebit de Hanovre. L'éditeur prévoit de convaincre, grâce à lui, 10 000 nouveaux clients par an à l'horizon 2010.
A1S n'est pas une déclinaison “ à la demande ” de l'offre All in One, que SAP propose déjà à la frange haute des PME - celles dont les besoins avoisinent ceux des grandes entreprises. La famille de solutions verticales All in One continue sa route, bénéficiant depuis peu du même cœur SOA que le grand frère mySAP ERP. A1S n'est pas non plus l'évolution SOA de Business One, agrémenté de nouveaux modules métier ou fonctionnels. Business One poursuit sa carrière à destination des TPE ou des petites PME.
A1S est un produit à part entière, né de la réécriture du cœur de mySAP ERP selon une architecture SOA. Découpés finement, les processus câblés dans le PGI ont pu être réassemblés pour constituer un produit beaucoup plus léger. Certaines fonctions pointues ont été supprimées : celles n'intéressant que certaines entreprises dont c'est le cœur de métier, auxquelles l'éditeur proposera une déclinaison spécifique d'All in One. D'autres fonctions pourront être ajoutées par la simple greffe de services web piochés dans le catalogue de l'écosystème SAP.
Au-delà de l'aspect fonctionnel, SAP a beaucoup travaillé sur la flexibilité et sur la facilité d'appropriation du progiciel. Avec en ligne de mire les entreprises au chiffre d'affaires situé entre 25 et 150 millions d'euros, souhaitant une couverture raisonnable mais pas forcément exhaustive de leurs besoins, sans se couper d'extensions ultérieures. Cela, en préférant se passer d'un intégrateur et éviter de gérer leur application en interne. D'où l'approche “ try, run, adapt ” (voir encadré) de l'éditeur et un mode d'exploitation qui, d'après SAP, sera le plus souvent hébergé.
Directeur du segment PME chez SAP France, Walter Lenarduzzi s'enthousiasme de la facilité de paramétrage du progiciel : “ Le client pourra réaliser lui-même la phase de modélisation des processus et de mise en œuvre initiale, avec la simple assistance téléphonique d'un télévendeur. ” SAP estime, par ailleurs, que le coût de possession d'A1S sera jusqu'à dix fois inférieur à celui des PGI exploités actuellement. Si ces prévisions se confirment, il n'y a pas lieu d'ironiser sur le nouveau credo de l'éditeur : “ Ce n'est plus SAP qui va vendre, ce sont les clients qui vont acheter… ”
p.landry@01informatique.presse.fr
Pour convertir les PME à A1S, SAP mise sur une nouvelle approche.
SAP est l'interlocuteur de l'entreprise. Laquelle se fait aider par un télévendeur expérimenté pour la modélisation des flux, le paramétrage de l'application, et son test sur des données réelles ou non. Une fois le concept A1S rodé par SAP, cette prestation, payante, pourra être prise en charge par un partenaire de l'éditeur.
L'entreprise choisit le mode de contractualisation et d'exploitation du PGI : acquisition ou location, sur site ou à distance. Selon son métier et sa situation géographique, SAP lui propose un partenaire, qui deviendra son interlocuteur et son prestataire principal, notamment pour intégrer les données existantes, former les utilisateurs, et, le cas échéant, assurer l'hébergement.
En phase d'exploitation, l'entreprise souhaitant modifier ou étendre les fonctionnalités de son progiciel peut réaliser elle-même (sur site ou à distance) les adaptations, ou recourir à un partenaire SAP, qui peut être différent de l'hébergeur de l'application.
















