S'abonner :  Newsletters    Magazines
Logiciel Matériel Télécoms Sécurité Médias Droit et conso Techno Vu sur le Web Business Chat Innovation

Des machines à voter électroniques remplacées à la veille du premier tour

ES&S a changé l'ensemble de ses machines à voter électroniques début avril. Le matériel n'avait pas reçu l'agrément du ministère de l'Intérieur.
laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

Nouveau couac autour du vote électronique. Après les demandes de moratoire et les recours déposés par certains citoyens auprès des tribunaux administratifs (voir encadrés ci-dessous), le fabricant de l'un des trois systèmes de machines à voter avec écran tactile s'est livré ce jeudi 19 avril à une annonce quelque peu surprenante. Ce, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, dimanche 22 avril.

ES&S, fournisseur du système iVotronic, retenu par 8 des 82 communes qui recourent au vote électronique (1), a indiqué qu'il avait procédé au remplacement “ de l'ensemble du parc français ”. Soit près de 160 machines à voter. La raison : le matériel qui avait été livré aux collectivités n'était pas encore agréé par le ministère de l'Intérieur. L'utilisation des appareils concernés aurait pu entraîner la nullité du scrutin, au niveau local du moins.

La démarche de livrer des ordinateurs de vote non agréés par les autorités jette une ombre de plus sur un vote électronique, déjà au cœur d'une brûlante polémique (voir notre vidéo), même si le fabricant d'iVotronic assure que les futurs votants n'ont pas d'inquiétude à avoir (2). Les machines controversées ont été remplacées par un matériel plus ancien, certifié conforme en octobre 2005. Et un rapport d'inspection du Bureau Veritas (3), réalisé il y a quelques jours, atteste que les machines qui seront utilisées le 22 avril prochain affichent toutes les garanties nécessaires par rapport à la législation en vigueur.

Des communes embarrassées

Que s'est-il passé ? A la base de ce dysfonctionnement se trouve une fonctionnalité, que la société a développée, semble-t-il, à la suite de remarques de certains présidents de bureaux de vote. Il s'agissait d'un simple “ boîtier déporté rattaché à un cordon de cinq mètres ” qui devait permettre au président d'un bureau de vote de piloter à distance l'ouverture d'une session pour chaque électeur.

Sur le système iVotronic précédent, celui qui a donc été réinstallé, le président doit se déplacer physiquement auprès de la machine pour ouvrir une session de vote. Cette démarche, qui équivaut à l'introduction d'un bulletin de vote dans une urne classique et transparente, n'est pas aujourd'hui jugée très pratique. Mais c'est celle qui avait reçu l'agrément, et non le boîtier déporté.

Olivier Ayet, directeur de la communication à la mairie de Meylan, dans l'Isère, raconte : “ Au début du mois d'avril, on nous a indiqué par courrier que nous allions devoir renvoyer les boîtiers déportés et que les machines allaient être reprises pour être reconfigurées à l'ancienne. ”

Dans les autres communes, à commencer par Issy-les-Moulineaux, qui n'ont cessé de mettre en avant le vote “ 100 % électronique ”, les réactions à ce revirement de dernière minute vont de l'embarras au silence, en passant par l'irritation. “ Cessons d'ajouter de la polémique à la polémique ”, déclare M. Catala, premier adjoint au maire de Thyez (Haute-Savoie).

A Issy-les-Moulineaux, certains électeurs qui participeront comme présidents de bureau ou assesseurs au scrutin de dimanche prochain s'étonnent. “ Tout au long de la formation que nous avons eue, on nous a affirmé que les machines à voter avait bien reçues les autorisations adéquates de la part du ministère de l'Intérieur ”, précise Benoît Sibaud, un habitant de cette commune des Hauts-de-Seine et, par ailleurs, président de l'April, qui défend le logiciel libre. Interrogé sur les circonstances de cette affaire trouble, le distributeur des machines à voter iVotronic, la société Datamatique, n'a pas été en mesure de répondre à nos questions.
(1) Les deux autres fabricants sont Indra et Nedap.
(2) Les électeurs des communes qui ont fait le choix du vote électronique ne peuvent pas demander à voter par le système traditionnel papier.
(3) Un organisme de certification.

Un premier recours contre le vote électronique rejeté

A l'appel du collectif Ordinateurs de vote.org, une trentaine d'électeurs ont déposé des recours auprès des tribunaux administratifs contre l'utilisation du vote électronique. Ce jeudi 19 avril, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande concernant la ville d'Issy-les-Moulineaux, indique l'AFP.
S'appuyant sur la législation en vigueur, la juridiction rappelle que le plaignant “ soutient que les machines à voter qui seront utilisées par les électeurs de la commune d'Issy-les-Moulineaux ne satisfont pas aux dispositions de l'article L57-1 du code électoral ”. Malgré tout, “ à la supposer établie, une telle circonstance ne permet pas, à elle seule, de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue l'exercice du droit de suffrage ”, relève le tribunal.

débat
6 avis d'internautes
Des machines à voter électroniques remplacées à la veille du premier tour
"les machines affichent toutes les garanties": mensonge..
par Xavier Roche
le 20/04/2007 10:49:18
fiabilité
par Isséen
le 20/04/2007 10:51:42
De la transparence !
par fg03
le 20/04/2007 13:54:50
C'est l'amérique
par JBHS
le 20/04/2007 14:11:46
controle
par pierre60
le 20/04/2007 16:26:34
Quel intérêt ?
par Flyaway
le 20/04/2007 18:15:08
publicité
débat
6 réactions
 
Quel intérêt ?
posté le 20/04/07 à 18:15 par Flyaway
controle
posté le 20/04/07 à 16:26 par pierre60
C'est l'amérique
posté le 20/04/07 à 14:11 par JBHS
De la transparence !
posté le 20/04/07 à 13:54 par fg03
fiabilité
posté le 20/04/07 à 10:51 par Isséen
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Le Satio suspendu en Angleterre, pas en France
Completel lorgne la téléphonie mobile
Cédric Mangaud (Abaxia) : « La Biélorussie, l'eldorado de l'embarqué »
Les Français moins bavards au téléphone, mais plus accro aux SMS
Le Sénat interdit les mobiles à l'école
Bruxelles favorable à une 4e licence mobile en France
Le patron de Free, Xavier Niel, dénonce une cabale anti-Free
Une nouvelle norme GSM pour le broadcast mobile
75 % des utilisateurs ne se séparent jamais de leur téléphone portable
Microsoft et Nokia s’allient dans les mobiles
Mobiles : la France parmi les pays les plus chers de l’OCDE
Environ 100 000 habitants privés de réseaux mobiles
Quiz : êtes-vous un pro des smartphones ?
A Tourcoing, le moratoire sur les antennes relais annulé
L’iPhone souffle deux bougies, et l'App Store sa première
Bouygues Telecom lance sa TV pour iPhone
Saint-Denis suspend l'installation de nouvelles antennes relais
AfoneMobile réduit le ticket d’entrée des forfaits mobiles
L'iPhone 3G S se pose en France
Prixtel promet un forfait mobile avec voix « vraiment » illimitée
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.